Réunis en Afrique du Sud, les experts de la géologie ont appelé à déclarer la fin de l'holocène, et le début d'une nouvelle ère marquée par l'action humaine : l'anthropocène

Peinture rupestre d'un char
Peinture rupestre d'un char © Getty / DeAgostini

Les débats font rage en ce moment au Cap (Afrique du Sud), au Congrès Géologique International, et c'est à se demander s'il s'agit de débats scientifiques ou de conflits idéologiques.

Depuis que Paul Crutzen, chimiste Néerlandais et Nobel a imaginé en 2000, ce nom d'anthropocène pour définir une nouvelle ère géologique marquée par la capacité de l'humain à transformer la Terre, le nombre de ses défenseurs ne fait que croître.

Hier, le groupe de travail "anthropocène" de l'IUGS (International Union of Geological Sciences) a soumis au vote interne (30 voix pour et 3 contre) le fait que l'anthropocène devait être maintenant déclaré comme l'ère géologique en court.

Les preuves géologiques manquent.

C'est du moins ce qu'estime Stanley Finney, directeur de l'ICS (International Commission on Stratigraphy), l'organisme chargé de prendre acte de cette décision.

En direct depuis le Cap,Patrick de Wever, géologue et professeur au Muséum national d'Histoire Naturelle nous explique pourquoi selon lui l'anthropocène n'est pas une ère géologique mais un évènement de l'histoire humaine.

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