Ce samedi dans Comme un bruit qui court, c'est la convergence des périphéries : quartiers populaires et France des rond-points !

Manifestation organisée par le collectif Rosa Parks
Manifestation organisée par le collectif Rosa Parks © Radio France / Antoine Chao

Rosa Parks c'est cette femme qui, le premier décembre 1955 en Alabama refusait de céder sa place à un blanc dans l'autobus et par cet acte, initia tout le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. 

63 ans plus tard, le collectif Rosa Parks commémore cet événement en appelant les personnes racisé·e·s à disparaître (du travail et des réseaux) et ré-apparaître le 1er décembre dans les cortèges pour contrer leur invisibilisation.

Une action qui fait aussi écho à la journée de grève organisée le 14 septembre 1973 par le mouvement des travailleurs arabes manifestant son opposition au statut de "sous-citoyenneté" voire "sous-humanité" qu'on leur attribuait.

Préparation d'affiches à la bourse du travail, Collectif Rosa Parks
Préparation d'affiches à la bourse du travail, Collectif Rosa Parks © Radio France / Antoine Chao

Parce qu’« il n’y aura pas de front large contre le régime de Macron ou contre le fascisme qui s’annonce si l’immigration et les banlieues qui constituent quelques millions d’âmes sont ignorées ».

Le Comité Adama aussi appelle à manifester ce samedi 1er décembre aux cotés des gilets jaunes. Les quartiers populaires sont confrontés aux mêmes problématiques sociales que les territoires ruraux ou périurbains - dits "périphériques" - touchés par une politique ultra libérale. 

"Nous aussi nous habitons des territoires enclavés, même à proximité des grands centres urbains.   

Nous aussi, habitant.es des quartiers populaires, nous travaillons le plus souvent dans les secteurs les plus précaires pour des salaires de misère.

Nous aussi nous devons parfois faire plusieurs heures de voiture pour nous rendre sur nos lieux de travail : dans des usines, dans des entrepôts, dans le nettoyage industriel ou encore dans le secteur de la sécurité. Pour beaucoup parmi nous, c'est aussi le chômage, qui atteint 40% dans certains quartiers.

À ces inégalités sociales, s'ajoutent le racisme, les humiliations quotidiennes et les violences policières. Violences policières auxquelles les gilets jaunes sont aussi confrontés aujourd'hui à leur tour. Après celui contre la loi Travail, c'est maintenant le mouvement des gilets jaunes qui connait cette répression."

Un reportage d'Antoine Chao.

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