"Comme un Bruit" était avec la Confédération Paysanne ce mercredi 14 mars pour leur mobilisation au Ministère de l'Agriculture.

Mercredi 14 mars au Ministère de l'Agriculture
Mercredi 14 mars au Ministère de l'Agriculture © Confédération Paysanne

Mercredi 14 mars, la Confédération Paysanne a mené une action de revendication au Ministère de l’Agriculture pour demander le maintien des aides de la PAC pour les surfaces pastorales particulièrement défavorisée (dont font partie les SPL, Surfaces Pastorales Ligneuses) pour éviter que les petites fermes, qui mettent en valeur le pâturage dans des zones difficiles, disparaissent. 

Devant le Ministère de l'Agriculture
Devant le Ministère de l'Agriculture / Confédération Paysanne

Soixante-dix paysannes et paysans, avec une dizaine de brebis, ont occupé le hall de la Direction Générale de la Performance Économique et Environnementale des Entreprises (DGPE) au Ministère. Cette action intervient alors que le gouvernement français peut faire reconnaître des centaines d’hectares de zones pastorales d’ici au 31 mars auprès de l’Union européenne.

Au 30 ans de la Confédération paysanne
Au 30 ans de la Confédération paysanne / Confédération paysanne

Jusqu’en 2016, toutes les surfaces pastorales - situées dans des zones difficiles, souvent montagneuses, là où paissent les troupeaux - étaient éligibles à des aides PAC. Mais un changement de règles en 2017 a laissé de côté bon nombre d’élevages, plus de 600 fermes d’après le syndicat. La Commission européenne remet en cause la façon dont la France comptabilise ses surfaces, car « pour la Commission européenne, les surfaces avec moins de 50 % d’herbe ne sont pas des surfaces agricoles. La France a encore les moyens de rectifier le tir, si elle le notifie auprès de la Commission européenne. »

Il y a donc urgence !

Depuis 30 ans, la Confédération Paysanne se mobilise contre l’industrialisation à outrance de l’agriculture, l’utilisation de pesticides, l’usine à vaches, les serres géantes, la production céréalière invasive au détriment de la protection de la biodiversité et de la nature.

Et cet été, elle a fêté ses trente ans d’existence et de lutte pour le monde paysan et c’est à Alloue en Charente qu’elle a célébré l’événement. A Alloue, en Charente, mais pourquoi donc ?

Petite cartographie sonore de ce territoire rural qui résiste contre la désertification des campagnes et innove en matière de foncier.

Un reportage d’Antoine Chao avec la complicité des étudiants du CREADOC d’Angoulême.

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La programmation musicale :

  • Tagada Jones, L'alternative
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