Chercheur en sciences politiques à l’EHESS, Manuel Cervera-Marzal est un observateur attentif de la société espagnole après les bouleversements provoqués par le mouvement pour l’indépendance de la Catalogne.

Manuel Cervera-Marzal
Manuel Cervera-Marzal © Raphaël Schneider

Comme en réaction au mouvement de gauche Podemos, l’extrême droite a pour la première fois depuis la fin de la dictature, obtenu 12 sièges au Parlement d’Andalousie le 8 décembre dernier. C’est ce qui a permis au parti Vox de Santiago Abascal, de trouver une alliance avec la droite PP et le centre-droit Ciudadanos et de peser de tout son poids sur ses thèmes fétiches : l’immigration, l’anti-féminisme et le refus des lois mémorielles, celles-là mêmes qui permettent de rechercher aujourd’hui la dépouille de Renée Lafont.

Mais derrière les enjeux mémoriels espagnols, le parti Vox s’inscrit aussi dans une nouvelle stratégie des extrêmes droites européennes qui, sous la bannière de Steve Banon (l’ancienne éminence grise de la victoire de Trump) et de sa fondation « The Movement » basée à Bruxelles, veut fédérer les frontistes français avec les italiens pro-Salvini, les « fachas » espagnols et autres adeptes d’Orban. Une internationale des nationalistes européens en somme.

Un reportage de Giv Anquetil. 

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