Le gimmick de cette semaine : imapcter.

C’est simplement que j’ai en horreur le mot que mon copain venait de prononcer trois fois : cet épouvantable « impacter »… Il me donne des boutons, ce mot. Des boutons et des suées. Dès que je l’entends, j’ai même envie de militer pour le retour des bûchers et de la guillotine. Et Dieu sait qu’on l’entend dans les médias depuis maintenant quelques années… C’est simple : tout ‘impacte’ et tout est ‘impacté’

Ainsi, nous a-t-on avertis que le trafic dans les gares allait, ce soir, être ‘impacté’ par un mouvement social. ‘Impacté’ par une grève. Certains se demandent par ailleurs si l’absence de Franck Ribéry va ou non ‘impacter’ le parcours des Bleus au Brésil… D’autres encore affirment que les propos dégueulasses du vieux père de madame Le Pen vont ‘impacter’ la prise en charge du quatrième âge… Hier matin, ma voisine au caniche abricot m’a même dit qu’elle était sérieusement ‘impactée’ par les orages de grêle et le décès du fleuriste, qui s’est fait assommer en face de notre immeuble…

Alors, bon, j’imagine que certains me rétorqueront que le verbe est entré désormais dans la plupart des dictionnaires et qu’il n’y a donc aucune raison de ne pas l’utiliser… Mais ‘cucurbitacée’ aussi, c’est dans le dico. Et ce n’est pas pour autant qu’on l’emploie tous les jours. ‘Salope’ aussi, c’est dans le dico. Comme ‘croupion’ ¸ ’gingivite’ , ‘baguenauder’ ou ‘salamalec’ – et pourtant, là encore, ce ne sont pas des mots qu’on emploie tous les jours…

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.