"Dans mon immeuble, c’est donc la gardienne, madame Da Silva, qui agite le chiffon rouge. Mais le reste du temps, c’est avant tout les politiques qui procèdent de la sorte, notamment au moment des campagnes électorales. Suffit d’écouter la radio, suffit d’écouter la télé : ces temps-ci, pas un jour sans qu’un homme politique n’en accuse un autre d’agiter le chiffon rouge de ceci ou cela… Ils ne s’accusent jamais de passer la serpillère ou de passer l’aspirateur, mais sans cesse ils s’accusent d’agiter le chiffon rouge ! « Le chiffon rouge » de l’entrée de la Turquie dans l’Union, « le chiffon rouge » du vote des étrangers lors des scrutins locaux, « le chiffon rouge » de l’arrivée des chanteurs des Twin-Twin à la tête de France Inter… Quand un homme politique agite un « chiffon rouge », ce n’est évidemment pas pour faire la poussière, mais c’est pour effrayer, pour exciter les électeurs, comme on excite les taureaux dans les arènes des corridas…"

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