Augustin, c’est l’hiver, sa saison préférée. Parce que l’hiver, il neige et qu’avec Jean-Hugo, il fait de formidables batailles de boules de neige. Mais Jean-Hugo, lui, c’est l’été, sa saison préférée… Parce que l’été, comme il fait chaud, sa mère achète des boites de glaces et il adore les boules de glace… Sa mère, c’est Caroline. Elle collectionne les boules à thé, les boules en cristal et les boules d’escalier. Quant à Sophie, la mère d’Augustin, elle a des yeux noisette en boule de loto et une boule à l’estomac dès qu’elle laisse son gosse à l’école. Lorsqu’il se fait des bosses, elle le bourre de boules d’arnica. Et lorsqu’il a des poux, elle lui fait la boule à zéro... Sophie est une boule d’énergie. Et une boulimique de travail. Elle dit que c’est son boulot qui l’empêche de devenir maboule… Caroline préfère les vacances. Les boules de pétanque à la plage avec son fiston Jean-Hugo…

Je ne sais si vous avez compté, mais je viens donc de prononcer une douzaine de fois le mot « boule »… Et pourtant, rien de grivois. Je n’ai pas parlé de film de boules. Je n’ai pas parlé de boules de geishas… Sachant que les pires des boules, dont je n’ai pas non plus parlé, ce sont, bien sûr, « les boules puantes », qui sont un classique des boutiques de farces et attrapes… Des petites ampoules remplies de sulfate d’ammonium et qui, quand on les brise, dégagent une odeur d’œuf pourri… Chez certains, je suis sûr que ça réveille quelques souvenirs. Une boule puante jetée dans le bus ou dans le vestiaire des filles du gymnase du collège…

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