C’est une expression qu’on entend chaque fois qu’il y a une grève – une grève dans les transports ou l’Education Nationale. Chaque fois, certains s’élèvent pour dénoncer « une prise d’otage »

« Prise d’otage des parents d’élèves » quand ce sont les profs qui font grève… A la télé, on voit alors des pères et des mères échevelées qui racontent leur galère pour faire garder les gosses ; les mamies, les nounous et, au final, l’obligation de poser une RTT. « Vous vous sentez pris en otage ? » , questionne le journaliste. « Ben oui, monsieur, c’est ça, on se sent pris en otage ! » On a droit aux mêmes reportages quand ce sont les agents de la SNCF ou de la RATP qui font grève. A la télé, on voit des gares ou des stations bondées et des voyageurs transpirants qui racontent leur galère pour aller au boulot ou à leur cour de gym. Et quand ce sont les pilotes d’Air France qui se mettent en arrêt de travail, on nous montre alors des images d’aéroports à moitié-vide, où des retraités décharnés sont contraints de dormir par terre en attendant leur prochain vol en partance pour les Baléares. « Vous vous sentez pris en otage ? » , questionne le journaliste. « Ben oui, monsieur, c’est ça, on se sent pris en otage ! »

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