Nous retrouvons Clarence Boulay, sur l'île de Tristan da Cunha.

Territoire le plus éloigné du monde, en situation d’isolement géographique extrême, Tristan da Cunha est sous la dépendance des Royaumes-Unis.

L’intérêt de sa condition quasi autarcique contribue de loin à distinguer Tristan da Cunha de nombreux territoires insulaires. Unique terre habitée d’un archipel composé de six îles, Tristan da Cunha a la spécificité d’être le territoire le plus éloigné du monde. Cette île de 100km2 est située au milieu de l’océan atlantique sud, entre le Brésil et l’Afrique du sud, à 2800 km du continent le plus proche et 2100km de Sainte-Hélène.

Elle présente de nombreux intérêts dans les problématiques de sa recherche notamment par sa situation d’isolement extrême qui lui permet de développer un système d’auto-dépendance vis à vis du continent.

En outre, Tristan da Cunha possède une histoire singulière : cette île est quasiment uniquement peuplée de descendants de naufragés qui sont arrivés sur l’île au cours du 19ème siècle. (D’où les 7 uniques noms de famille de l’île.)

Afin de préserver leur mode de vie, les habitants limitent les débarquements sur l’île, et n’accordent quasiment pas d’autorisation d’implantation pour des étrangers. L’accès à Tristan da Cunha reste extrêmement restreint et nécessite une procédure très rigoureuse : lettre de demande de venue justifiée et votée au conseil de l’île, demande de certificat d’absence d’antécédents judiciaires à la police des Royaumes-Unis, demande d’embarcation plusieurs mois à l’avance, etc.

La durée et les dates des allers et venues sont déterminées par le faible nombre de rotations : dix bateaux annuels relient Tristan da Cunha au continent (par Cape Town) avec douze places de passagers à bords (les bateaux étant principalement utilisés pour les habitants).

Le quotidien sur l’île est celui d’un environnement rural tourné à la fois vers les activités liées à la terre (travail au champ et dans la montagne) mais également par les activités liées à la mer (pêche à la langouste qui représente la première ressource de l’île, accès aux autres prairies de l’île par bateaux, etc.).

La polyvalence des fonctions est une vraie richesse : les hommes sont à la fois pêcheurs, agriculteurs, mécaniciens, constructeurs. Le faible nombre d’habitants impose le cumul de plusieurs statuts : à l’école, par exemple, on peut être institutrice et enseigner à ses petits enfants ou enfants. Mais une fois le travail fini, plus question de «chef», d’institutrice, de «subordonné», mais une relation d’égal à égal où chacun redevient ce qu’il est ... aussi.

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