On a beaucoup parlé de lui en 2020, c’était son année, l’année du centenaire de sa naissance. Mort à 39 ans, en 1959, Boris Vian écrivait des choses aussi belles que : « Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun »

Boris Vian au Tabou, 1947
Boris Vian au Tabou, 1947 © Getty / Serge DE SAZO / Gamma-Rapho

La grande force de Boris Vian, c’est d’être un artiste inclassable. Si l’on parle de lui comme d’un romancier, J’irai cracher sur vos tombes, L'écume des jours, on ne dit pas qu’il est aussi poète et qu’il a marié les deux genres littéraires. 

Si on le dit trompettiste, égérie de Saint-Germain des Près après la guerre, on ne dit pas que le musicien est aussi l’auteur de chansons inoubliables, le Déserteur, je bois, j’suis snob. Si on dit qu’il avait de l’esprit et un talent comique, c’est faire fi de sa mélancolie. Pour faire le portrait d’un homme  complet et complexe, il faut y ajouter son âme de bricoleur, capable de dessiner une chaise pour travailler et de jouer avec le langage, il fut un pataphysicien célèbre comme Raymond Queneau ou Jacques Prévert, s’amusant avec la langue sans se prendre au sérieux. 

Avec :

Joëlle Lhespitaou-Vian, nièce de Boris Vian

Mathias Malzieu, musicien, leader du groupe Dionysos et écrivain, directeur artistique des Trois Baudets à Paris et parrain du centenaire de Boris Vian. Dans ses romans, La mécanique du cœur (Flammarion) ou Le Plus Petit Baiser jamais recensé, Boris Vian n'est jamais très loin...

Christelle Gonzalo, spécialiste de l'œuvre de Boris Vian. Anatomie du Bison, chrono-bio-bibliographie de Boris Vian, Edition des Cendres

Programmation musicale :

  • Les joyeux bouchers - Catherine Ringer
  • Medley On n'est pas là pour se faire engueuler
  • Live Quand j'aurais du vent dans mon crane - Mathias Malzieu
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