Ousmane Sow
Ousmane Sow © Jean-Louis Gouraud / Jean-Louis Gouraud

Il est sans doute le plus célèbre des sculpteurs africains.

Ousmane Saw, et avec lui, une armée de grands hommes. Ceux qui ont peuplé le panthéon de son enfance et dont il a fait des géants glaise et de bronze.Photo page d'accueil : Ousmane Sow © CHARLES PLATIAU-epa-Corbis

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Le site officiel d'Ousmane Sow Ousmane Sow naît à Dakar en 1935, d’une mère saint-louisienne et d’un père dakarois de trente ans son aîné. Il grandit à Reubeuss, un des quartiers les plus chauds de Dakar, où il reçoit une éducation extrêmement stricte au cours de laquelle son père le responsabilise très jeune. Il hérite de ce père, la rigueur, le sens du devoir, le refus des honneurs et un esprit libre. A la mort de celui-ci, et malgré un immense attachement à sa mère, il décide de partir pour Paris, sans un sou en poche. Il se fait héberger dans les commissariats, et connaît la douceur d’une France alors terre d’accueil. Tout en pratiquant divers petits métiers, et après avoir renoncé à suivre l’enseignement de l’école des Beaux-Arts, il passe un diplôme de kinésithérapeute. Bien que sculptant depuis l’enfance, c’est seulement à l’âge de cinquante ans qu’il fit de la sculpture son métier à part entière. Mais la kinésithérapie qu’il exerça jusque là n’est sans doute pas étrangère au magnifique sens de l’anatomie que l’on trouve dans son œuvre. Durant toutes ces années d’activité, il transforme la nuit son cabinet médical et ses appartements successifs en ateliers de sculpture, détruisant ou abandonnant derrière lui les œuvres qu’il crée. Jusqu’à sa première exposition, organisée par le Centre culturel français de Dakar en 1987, on ne connaît rien de sa création, si ce n’est l’extrait d’un film d’animation qu’il avait lui-même réalisé et qui mettait en scène des petites sculptures animées. Six ans seulement après cette première exposition à Dakar, il expose à la Dokumenta de Kassel en Allemagne. Et en 1995, le Nouba assis et le Nouba debout clôturent l’exposition organisée à Venise, au Palazzo Grassi, à l’occasion du centenaire de la Biennale. C’est en 1984, inspiré par les photos de Leni Riefenstahl représentant les Nouba du Sud Soudan, qu’il commence à travailler sur les lutteurs de cette ethnie et réalise sa première série de sculptures : Les Nouba. En 1988, naîtront Les Masaï, en 1991 Les Zoulou, et enfin, en 1993, Les Peulh.Toujours, il sculpte sans modèle. Sa matière, il l’invente. En une savante alchimie, il laisse macérer pendant des années un certain nombre de produits. Cette matière est pour lui une œuvre en elle-même, une matière qui le rend presque aussi heureux que la naissance de la sculpture elle-même. Il l’applique sur une ossature faite de fer, de paille et de jute, laissant à la nature et au matériau sa part de liberté, ouvrant la porte à l’imprévu. Une attitude fondamentalement artistique, mais africaine aussi. Car sa vie autant que son œuvre sont aujourd’hui profondément ancrées dans son pays. Il n’imagine pas de pouvoir sculpter ailleurs qu’au Sénégal. Et, alors qu’il vécu une vingtaine d’années en France, plus rien ni personne ne pourrait lui faire quitter sa terre africaine.

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