Douglas Kennedy présente son dernier roman “Cet instant-là”, une histoire d’amour qui se passe à Berlin-Est sur fond de Guerre froide. Le romancier américain préféré des Français se confie à François Busnel sur l’écriture, le succès et l’Amérique.

L'écrivain américain Douglas Kennedy
L'écrivain américain Douglas Kennedy © AFP / Ulf Andersen

Son institutrice l’avait prédit “Douglas, vous allez devenir écrivain”. C’est le cheminement mystérieux de l’écriture jusqu’au premier grand succès que cherche à percer François Busnel. Et Douglas Kennedy d’expliquer, en français dans le texte.

Douglas Kennedy, la discipline de l’écrivain 

Douglas Kennedy ne craint pas de le dire : “Tout le monde écrit pour l’argent”. Avant d’être de l’art, l’écriture c’est son métier.  

Quant à la discipline de l’écrivain, il n’y a pas de secret : “L’inspiration sans la discipline n’est rien. Il faut écrire, écrire, écrire. Tous les jours” 

La démonstration est simple : si on écrit entre 500 et 1000 mots par jour, tous les jours, 6 fois par semaine, après douze mois on a un roman explique, non sans humour, Douglas Kennedy

Comment écrit Douglas Kennedy ?

Quand il entreprend l’écriture d’un roman, Douglas Kennedy n’a pas de plan : “Quand je commence à écrire, je n’ai aucune idée du trajet”. Une idée, deux ou trois personnages, tout le reste vient avec l’écriture. 

L'écrivain estime que le roman doit aborder toutes les questions primordiales et notamment la plus importante d’entre toutes qui est “comment et pourquoi on tombe amoureux". Même s'il admet qu’il a plus de questions que de réponses sur le sujet. 

Le romancier n’aime pas l’autofiction mais l’atmosphère de tristesse présente dans Cet instant-là n’est certainement pas sans lien avec son divorce, vécu juste avant d’écrire cette histoire. 

Douglas Kennedy et la fragilité du succès

Douglas Kennedy a déjà cinquante ans quand il publie La Poursuite du bonheur, son premier grand succès. Cette reconnaissance tardive ne lui déplait pas. S'il apprécie le succès, il se dit heureux d'avoir dû lutter pour l’obtenir.  

Il n’oublie pas que “le succès est un verni très fragile” et si un jour, il ne vend plus de livres, il continuera à écrire.

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