C’est l’une des plus grandes actrices françaises, à la carrière internationale : elle a tourné avec Claude Chabrol, Otto Preminger, Marco Bellocchio, Werner Schroeter, Michael Haneke, Hong Sang-soo, ou encore avec le franco-cambodgien Rithy Panh.

Isabelle Huppert
Isabelle Huppert © radio-france / Matteo Mignani / EIDON

Isabelle Huppert est à l’affiche de Captive , de Brillante Mendoza (sortie le 19/09), In another country de Hong Sang Soo (sortie le 17/10), et joue le rôle d’Eva dans Amour de Michaël Haneke, en salles le 24 octobre prochain.

amour
amour © Radio France

Amour de Michaël Haneke:

Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. Leur fille, également musicienne, vit à l'étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d'une petite attaque cérébrale. Lorsqu'elle sort de l'hôpital et revient chez elle, elle est paralysée d'un côté. L'amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve.

captive
captive © Radio France

Le dernier film du cinéaste Brillante Mendoza sort le 19 septembre sur les écrans français. La comédienne française y joue le rôle d’une otage aux mains d’Abu Sayyaf.

Le 27 mai 2001, dans le Sud des Philippines , un couple de missionnaires américains, Gracia et Martin Burnham, est capturé par les islamistes d’Abu Sayyaf. Un an plus tard, le 7 juin 2002, lors d’une opération visant à les libérer, Martin est tué et Gracia blessée. En 2003, elle publiera un témoignage : In the Presence of My Ennemies . Brillante Mendoza, déjà primé au festival de Cannes, en a tiré une adaptation sélectionnée (mais non récompensée) à la Berlinale 2012, avec Isabelle Huppert campant une humanitaire française. Captive , ainsi rebaptisée, arrive sur les écrans français.

Et, comme très souvent avec le cinéaste philippin, réalisateur de John John , Serbis ou Lola , le succès critique en Occident est au rendez-vous. Mais, à la différence de ces précédents films, peu diffusés aux Philippines, celui-ci pourrait toucher un public plus large. Car, comme l’écrit le Philippine Daily Inquirer dans une longue critique enthousiaste publiée le 3 septembre, «le résultat est le traitement cinématographique le plus réaliste du terrorisme islamiste».

Mendoza filme la captivité, la jungle hostile, la faim, l’angoisse, le zèle des islamistes. Lui l’adepte d’un cinéma réaliste et social montre aussi l’intérêt que les soldats déployés sur place trouvent dans cette situation chaotique. «Le sécessionnisme dure depuis deux générations et il n’y a aucune fin en vue en grande partie parce que les militaires tirent profit du conflit, comme prouvé par les rapports faisant état d’officiers vendant armes et munitions aux rebelles et empochant des commissions sur des contrats d’approvisionnement», écrit l’Inquirer .

In another country
In another country © Radio France

Choix musical de l’invitée: Barbara – Septembre (quel joli temps) en 1965.

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