Claude Brasseur
Claude Brasseur © Radio France

Claude Brasseur joue dans Le Tartuffe

Création en tournée du 15 février au 14 avril 2012

tartuffe
tartuffe © Radio France

De : Molière

Avec : Claude Brasseur dans le rôle d'OrgonPatrick Chesnais dans le rôle de TartuffeChantal Neuwirth dans le rôle de Dorine Guillaume Bienvenu, Emilie Chesnais, Jacqueline Danno, Arnaud Denis, Roman Jean-Elie, Alice de la Baume, Beata Nilska, Marcel Philippot, Julien Rochefort

Mise en scène : Marion Bierry

Durée : Environ 2h15 (sans entracte)

RÉSUMÉ

En laissant Tartuffe entrer dans sa maison, Orgon ne pouvait pas imaginer qu'il allait mettre en péril sa fortune, son honneur, son bonheur et l''unité de sa famille. Et pourtant, c''est bien à quoi travaille "l'imposteur", mais toujours à l''insu du maître de maison : si Tartuffe courtise la femme d'Orgon, c'est sous prétexte de l''entretenir de religion ; s'il spolie ses enfants, c'est sous couvert de les remettre dans le droit chemin ; s'il s'approprie les cordons de la bourse, c'est pour mieux organiser la dévotion familiale. Comment, dans ces conditions, Orgon aurait-il pu s'apercevoir de son aveuglement et donner au faux dévot la correction qu'il mérite ?

Avec Tartuffe, Molière livre une satire grinçante de toutes les hypocrisies, satire qui fait mouche et qui, 300 ans plus tard, reste toujours de mise : en témoignent les mises en scène modernes, qui se succèdent, collant à l’actualité, et le nom de Tartuffe qui est définitivement passé dans la langue comme synonyme d’hypocrite. Le Tartuffe est une des plus brillantes comédies de Molière. Rien n’est plus drôle que le tragique surmonté. Pour se faire entendre la pièce doit être servie par une fantaisie, une morgue, une liberté dans le jeu, le mouvement et l’esthétique. Molière a ouvert la voie de la modernité, celle qui ne saurait s’assujettir à aucune mode, à aucun dogme surtout pas ceux de la morosité.La distribution constitue la première vision d’une oeuvre : Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Chantal Neuwirth sont les petits enfants de Molière, libres, légers, insolents. Je vois ce «Tartuffe», je l’entends, il vibre d’effervescence, de joie, de musique, de grande santé et de sensualité. Je ne peux pas ramener cette oeuvre complexe à un concept, la réduire à une formule. Orgon n’est pas un trader ni Tartuffe un témoin de Jéhovah.«Les idées» ont peu de part au théâtre. On y peint ses rêves, ou sa révolte .Nous avons tous souffert à vif de l’hypocrisie, de la trahison en amitié. Molière n’est pas un vigile de la bonne pensée, il ne met pas en garde, ne «dénonce» pas. Il risque, il s’expose, il combat l’imposture encore et toujours, et nous convie, par le rire, au grand mépris des bassesses humaines.Choix musical de l’invité:

Serge Reggiani - Ma liberté - chanson de George Moustaki - 1966

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