C'est un historien dont le grand sujet est la France, quelque soit l'époque, quelque soient celles et ceux qui l'on incarné, Jeanne d'Arc le passionne autant que Napoléon

Max Gallo
Max Gallo © Getty

Max Gallo

L'Oubli est la ruse du diable , et Une histoire de la première guerre mondiale , chez XO Editions

Une histoire de la première guerre mondiale:

  • L’avenir de la France et l’Europe s’est scellé en 1914 ; cent ans plus tard, Max Gallo nous raconte cette année cru­ciale pour l’his­toire du monde.

À Paris, gare de l’Est, en ce diman­che 2 août 1914, c’est la mobi­li­sa­tion géné­rale. Il y a bien­tôt cent ans, le samedi 1er août, l’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie, l’alliée de la France. L’Empire austro-hon­grois est, dès le 28 juillet, entré en guerre contre la Serbie. L’engre­nage des allian­ces, des ulti­ma­tums, des mobi­li­sa­tions, entraîne les nations dans sa méca­ni­que san­glante. Berlin est soli­daire de Vienne. Paris, lié à Londres, sou­tient Saint-Pétersbourg. En quel­ques heures, toutes les gran­des gares euro­péen­nes res­sem­blent à la gare de l’Est. Tous ces hommes qui par­tent, inno­cents, incons­cients, n’ima­gi­nent pas que des cen­tai­nes de mil­liers d’entre eux vont mourir ou être bles­sés avant que l’année 1914 se ter­mine, et que cette guerre, qui devait être brève et locale, devien­dra la Première Guerre mon­diale.

Dans 1914, le destin du monde , Max Gallo fait revi­vre jour après jour cette année 1914, déci­sive pour l’avenir du monde. Car il faut atten­dre la guerre dans les Balkans en 1991 pour que, là même où avait été assas­siné l’archi­duc François-Ferdinand le 28 juin 1914, le cycle ouvert pres­que quatre-vingts ans plus tôt soit clos. 1914 a été le destin du monde.

L'Oubli est la ruse du diable:

  • « Ma machine à écrire était posée sur une caisse. Je m’asseyais à même le sol, jambes écartées, ser­rant la caisse entre mes cuis­ses. Dans le cône de la lumière que dif­fu­sait l’abat-jour d’opa­line verte, je ne voyais plus que le cla­vier, mes doigts et ces phra­ses qui, ali­gnées, régu­liè­res, me sem­blaient dic­tées par une voix qui nais­sait dans ma poi­trine et emplis­sait ma bouche d’une salive âcre. Ces mots, collés l’un à l’autre, allaient deve­nir des essais, des livres. Je le savais, je le vou­lais, c’était ça mon vrai destin.

Ma “pre­mière vie” n’était qu’une appa­rence. Un jour, je n’aurais plus à donner le change, à appren­dre à faire fonc­tion­ner une frai­seuse, à ajus­ter une queue d’aronde, à subir les sar­cas­mes d’un pro­fes­seur d’ate­lier qui m’accu­sait de n’être qu’un “bon à rien”, un “flem­mard”, un “pré­ten­tieux” qui avec ses grands airs n’était même pas capa­ble de limer en tenant son outil à qua­rante-cinq degrés. Je serais libre. »

Pour la première fois, le célèbre historien se livre au travers d’une autobiographie exceptionnelle. Elle se lit comme un roman, un roman d’initiation. Livre d’histoire, témoignage d’un destin, Max Gallo nous dévoile ici sa vie, ses drames et cette conviction que « Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L’oubli est la ruse du diable . »

Choix musical de l'invité:

Il trovatore - le choeur des Bohémiens par l'orchestre et le Choeur du théâtre de la Scala de Milan dirigé par Riccardo Muti en 1992

Livre évoqué dans l'émission:

Un pas vers la mer , de Max Gallo, chez Robert Laffont, 1973

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