A elle seule, elle a incarné la jeunesse de Saint-Germain-des-Prés, la jeunesse de l’après-guerre. Scandaleuse, insolente, provocante, c’était une star avant même de chanter pour la première fois, au cabaret le Bœuf sur le toit en 1949 devant une assemblée impressionnante : Sartre, Mauriac, Merleau-Ponty, Cocteau…

Juliette Gréco
Juliette Gréco © Radio France / Anne Audigier

Elle a débuté à 18 ans en lisant des poèmes sur scène. Elle ne pensait pas chanter et elle est devenue l'une des plus grandes voix de la chanson française. L'égérie, on l'a dit, de Saint-Germain-des-Prés et de l'existentialisme, et surtout les plus grands, ont écrit ses chansons Prévert, Queneau, Léo Ferré, Gainsbourg, Sagan, Boris Vian. J'arrête là, la liste donne le tournis. 

Actrice également, elle a tourné aux Etats-Unis aux côtés d'Orson Welles ou sous la direction de John Huston, non sans avoir auparavant tourné avec Jean-Pierre Melville ou Jean Renoir. 

Aujourd'hui encore, elle garde intacte sa curiosité. Elle chante des chansons écrites par Abdel Malik, Olivia Ruiz, Benjamin Biolay sur son nouvel album, qui sort dans quelques jours. Les textes sont signés Amélie Nothomb, Philippe Solers ou encore Marie Nimier. Cet album s'intitule Ça se traverse et c'est beau. Mais il ne s'agit pas de la vie. Il s'agit des ponts de Paris. Quoi que... 

gréco
gréco © Radio France / Anne Audigier

Aller Plus Loin

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.