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« Ce journal raconte l’histoire d’une fidélité. On a beau me dire que nos dogmes sont “ incroyables ”, que l’Église ne connaît plus rien à son temps, je persiste et je signe : le message évangélique appelle au meilleur pour soi pour le meilleur des autres. Bien sûr, cela s’apparente souvent à un parcours du combattant. Imaginez un jeune homme tout droit arrivé de l’ouest profond et qui découvre l’institution au milieu des remous du Concile, puis Paris en mai 68. Ou encore un prêtre, qui enseigne l’histoire, parachuté à Saint-Eustache, au milieu du chantier des Halles, et soucieux d’accompagner les naufragés de la vie et les victimes de l’épidémie du sida, sans ignorer pour autant les réactions que cela provoquait parmi ses ouailles. Et qui quinze ans plus tard, comme supérieur de l’Oratoire, se retrouve confronté aux questions brûlantes qui agitent l’Église. Ces expériences, les leçons et interrogations qui les ont accompagnées, j’ai souhaité en être le passeur. » Ce récit à la fois intime, concret et d’une étonnante lucidité, est le premier livre du père Gérard Bénéteau. Son choix de livre : Le livre de la pauvreté et de la mort de Rainer Maria Rilke. Résumé Constitué d'une suite de trente poèmes de longueur très inégale, ce recueil oppose la vie moderne, la ville monstrueuse, le culte de l'argent, l'accumulation des déchets, à la vie spirituelle, avide de sollitude et de pauvreté, en dialogue permanent avec la mort et avec Dieu. Quatrième de couverture : A en croire Lou Andréas-Salomé (Ma vie, PUF, 1977) la rencontre de Rainer Maria Rilke avec Rodin ne serait pas étrangère à la conception de cet exercice spirituel que constitue le Livre de la Pauvreté et de la Mort. "La sombre puissance du dieu qui d'abord protège en son sein l'être naissant", écrit-elle, "se dresse comme une sorte de gigantesque masse montagneuse où l'homme est enfermé..." Cette interprétation pourrait aussi éclairer la décision que prit Adamov de traduire (ou d'adapter) le poème et de le publier, avec une singulière préface datée du printemps de 1940, dans la collection Fontaine que dirigeait à Alger Max-Pol Fouchet. C'était peut-être, pour Adamov, une manière de s'interroger à travers Rilke sur la culpabilité et les interdits à un moment où il cherchait à vaincre ses propres angoisses. Reste que la rencontre Rilke-Adamov, outre l'intérêt littéraire qu'elle présente, révèle leur complicité dans l'incomplétude, la similitude de leurs interrogations ontologiques et la foi que, malgré leur désespoir, ils conservent dans l'écriture et la poésie, seules capables de contraindre Dieu à la révélation. ### **programmation musicale** ### The Beatles **Yesterday** album: HELPparution: 1965 ## Les liens [L’association CERISE (Carrefour Echange Rencontre Insertion Sainte Eustache)](http://www.centrecerise.com/) La résidence sociale est née dans les années 1940. Le foyer Montorgueil, comme on l’appelait à l’époque, dépendait de la paroisse Sainte Eustache. Au début des années 1990, le foyer tombait en ruine, et dut fermer ses portes. Le curé de la paroisse, Gérard Beneteau, savait que les travaux étaient trop onéreux pour que l’Eglise s’en charge seule. Ainsi, « le père Beneteau avait le choix entre revendre la résidence, ou en refaire quelque chose de nouveau », nous explique Delphine Roux-Braz, la directrice actuelle de CERISE. « Il a choisi la seconde. Il a cherché des subventions publiques, et a créé ce centre social et culturel, qu’il a prénommé CERISE, qui signifie Carrefour Echange Rencontre Insertion Sainte Eustache. »
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