Comment concilier les cultures les plus locales, les traditions et le monde que dessine la révolution technologique et numérique ? L’avenir est à la paysannerie — c’est le fil rouge d’un essai que publie l’un des plus grands sociologues français, Jean Viard : « Le sacre de la terre » aux éditions de l'Aube.

Jean Viard
Jean Viard © AFP / Hans Lucas / Denis Dalmasso

Pour se nourrir à 10 milliards, se vêtir, se chauffer, se déplacer, capter le carbone, le travail de la terre redevient l'avenir de l'homme. La révolution industrielle avait cru effacer la paysannerie. La mécanisation, la chimie, la transformation, allaient nourrir l'humanité. Et puis tout a changé avec la révolution écologique et numérique. Les objets et leurs fabrications ne sont plus le tout de l'humain. Il faut retrouver du sens, du local, du faire pousser, du territoire, des lieux. L'agriculture entre dans la ville, le bio et la biomasse, le soleil et le vent sont nos nouveaux futurs. Mais pour entrer dans ce monde nouveau, il faut à la fois du conservatisme - celui de l'infiniment petit de millions de cultures et de savoirs locaux -, et du progrès des sciences et des techniques.

Les invités
  • Jean ViardSociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS
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