Le village a connu son apogée avec le travail du textile (confection de chausses, de bonnets de coton, de bas, de camisoles). Les « Basses-Cévennes » étaient renommées pour leurs étoffes de laine et le marché se tenait justement à Sauve. Ce fut aussi un pays de tailleurs réputés au Moyen Âge. Car l’activité agricole fut toujours réduite, le sol étant plutôt aride.

Sauve se place au bord d’un fleuve, leVidourle . Oui, j’ai bien dit fleuve et non pas rivière, car le Vidourle, qui prend sa source dans les Cévennes, et se jette dans la Méditerranée, au Grau-du-Roi, après un parcours total de 95 km.

Cet emplacement du village lui donne un fort caractère, symbolisé par un pont de pierre du Moyen Âge et par des maisons étroites, blotties les unes contre les autres, et qui s’étagent à flanc de colline, dans un environnement boisé. Les ruelles accueillent des commerces et des artisans d’art. L’été, on s’y presse.

Plus haut, on s’aventure jusqu'à ce que l’on appelle "La Mer de rochers", un étonnant paysage géologique, avec ses blocs de calcaire, avec une vue sur les Cévennes.

On peut visiter le Musée de la Fourche. Pourquoi la fourche ? Et bien, parce que Sauve est la capitale de la fourche. Le micocoulier de Provence est un arbre de la même famille que les Ormes. À Sauve, on l’appelle aussi « Fourchier » en raison de son usage. Car c’est avec son bois que l’on fabrique la fourche de Sauve, utilisée autrefois dans les champs et les jardins. Dans ce musée, "l'arbre aux trois branches" est taillé à hauteur voulue et mis en forme grâce à un procédé qui consiste à le chauffer dans une presse mise au four. Tradition d’un savoir-faire qui remonte au 12° siècle, à découvrir au musée, dans une fourcheraie, à proximité.

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