A la Une, plusieurs points de tension à Paris en marge de la mobilisation des gilets jaunes : autour des Champs Elysées, de la place de la Concorde ou encore des Grands Magasins. 224 personnes interpellées. Des tensions également à Toulouse ou Bordeaux. La majorité se dit choquée, l'opposition accuse.

La mobilisation est largement inférieure à celles des journées précédantes : 75 000 gilets jaunes recensés par le Ministère de l'Intérieur à 15 heures aujourd'hui, contre 106 000 samedi dernier et 282 000 la semaine d'avant. Mais la situation semble ce soir encore plus tendue. 224 personnes interpellées, au moins 92 blessées dont 14 parmi les forces de l'ordre. Des tensions en haut des Champs-Elysées où des casseurs ont affronté CRS et policiers. Dans le secteur, du mobilier urbain détruit, des voitures incendiées et des établissements bancaires pris pour cibles. Un incendie a ravagé un bâtiment près de rond-point de l'Etoile. Des centaines de manifestants ont également convergé vers la place de la Concorde. Le jardin des Tuileries a été évacué et la rue de Rivoli coupée à la circulation. Un peu plus loin les grands magasins Galeries Lafayette et Printemps ont été évacués. Par ailleurs un fusil d'assaut aurait été volé par un manifestant dans une voiture de police selon des sources policières et syndicales.

Des tensions également à Toulouse. A Tours, un manifestant a eu une main arrachée en tentant de renvoyer une grenade assourdissante lancée par les CRS. Des dégradations "importantes" auraient été commises à Charleville-Mézières en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" et trois personnes interpellées.  Et puis accrochages et gaz lacrymogènes à Bordeaux. A Strasbourg une centaine de "gilets jaunes" a déambulé  sur le marché de Noël. Une personne a été interpellée.

Les affrontements sont également politiques. Le premier ministre Edouard Philippe s'est dit "choqué" par des actes commis sur les Champs Elysées ce matin, une Marseillaise entonnée près de la flamme du soldat inconnu et un tag "les gilets jaunes triompheront" peint sous l'Arc de Triomphe. Depuis Marseille, Jean-Luc Mélenchon le chef de file de la France Insoumise a de son côté dénoncé un "acharnement contre les manifestants pacifiques place de l'Etoile". La présidente du Rassemblement National Marine Le Pen, elle, demande au président de la République de recevoir les chefs de partis politiques d’opposition dès son retour d’Argentine" du G20. Quant à Stanislas Guérini, le tout nouveau délégué général de La République En Marche, le parti présidentiel, il promet d'utiliser la force de frappe de ses 400. 000 adhérents, pour répondre aux "gilets jaunes".

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