A la Une, la réponse de l'exécutif aux violences d'hier. Emmanuel Macron charge le premier ministre Edouard Philippe de recevoir les chefs des partis et des membres des "Gilets jaunes". La ministre de la Justice, elle promet de nombreuses comparutions immédiates dès demain. 378 personnes sont en garde à vue à Paris.

Emmanuel Macron demande à Edouard Philippe de recevoir des représentants des manifestants, la maire de Paris et les chefs de partis représentés au parlement. Annonce de l'Elysée cet après-midi, après une réunion d'une heure et demie entre le président de la République, le premier ministre, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le secrétaire d'Etat Laurent Nunez et le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Mais selon une source à l'Elysée, le chef de l'Etat n'envisagerait pas de dissoudre l'Assemblée nationale. La question d'une éventuelle instauration de l’état d’urgence n'aurait pas été abordée lors de la réunion. Et Emmanuel Macron qui ne s'exprimera pas aujourd'hui sur les violences d'hier en marge du mouvement des gilets jaunes.

Réponse également judiciaire aux violences d'hier. 372 personnes sont en garde à vue à Paris et la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, s'est rendue à la permanence du parquet de Paris chargée des suites judiciaires des manifestations d'hier. La ministre promet de nombreuses comparutions immédiates dès demain. Deux tiers environ des gardés à vue..selon elle. Nicole Belloubet indique également que "le gouvernement dispose d'autres options qu'un éventuel rétablissement de l'état d'urgence pour éviter de nouvelles violences en marge des manifestations des "Gilets jaunes".

L'heure du bilan également dans d'autres villes touchées par des violences. 12 personnes interpellées en Haute-Loire après l'incendie de la préfecture au Puy-en-Velay. Cinq personnes, dont un mineur, interpellées après l'incendie ce matin de plusieurs bâtiments de la zone de péage de Narbonne sud. A Toulouse, 57 personnes dont 48 policiers ont été blessées. Cinq sont hospitalisés. Et en marge d'une manifestation de gilets jaunes à Arles la nuit dernière, un automobiliste a été tué. Il a percuté un poids-lourd à l'arrêt dans un bouchon causé par un barrage.

Certains Gilets Jaunes sont déterminés à poursuivre le mouvement. Sur les Réseaux Sociaux, ils sont des dizaines à avoir déjà lancé des appels à manifester à Paris samedi prochain. Pas de quoi réjouir le syndicat Unsa police, qui appelle à interdire tout cortège sur les Champs-Elysées.

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