Une démission et des accusations en Italie. Giuseppe Conte quitte la tête du gouvernement et montre du doigt Matteo Salvini. L'Espagne envoie un bateau vers Lampedusa pour chercher les migrants de l'Open Arms. Vigilance maximale au G7 de Biarritz : 13. 200 policiers et gendarmes mobilisés et un homme en garde à vue.

C'est donc la fin du gouvernement de coalition entre la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles en Italie. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a annoncé son intention de démissionner après le débat parlementaire. Devants les sénateurs, il a prononcé un discours très dur contre Matteo Salvini, son ministre de l'Intérieur, après le dépôt d'une motion de défiance présentée par la Ligue, le parti de Matteo Salvini. Salvini qu'il a qualifié d'"irresponsable" en faisant éclater la coalition au pouvoir. Selon Guiseppe Conté, il n'a fait que "poursuivre ses propres intérêts et ceux de son parti". Une fois la démission du président du Conseil déposée au président italien, Sergio Mattarella décidera s'il faut convoquer des élections législatives anticipées ou s'il est possible de former une autre coalition gouvernementale.  Matteo Salvini souhaite que des élections anticipées soient convoquées cet automne pour profiter de sa cote de popularité, obtenir la majorité et gouverner seul l'Italie.

Crise politique en Italie et crise diplomatique entre l'Italie et l'Espagne. Car l'Italie refuse d'accueillir les migrants de l'Open Arms. Le bateau de l'OGN espagnole se trouve près des cotes de l'île Italienne de Lampedusa, mais Rome n'a accepté d'aider que 8 migrants pour des raisons de santé. Cet après-midi, l'Espagne a finalement décidé d'envoyer un bateau vers Lampedusa. Après 3 jours de navigation, il prendra en charge les migrants et les transportera jusqu'au port de Palma de Majorque dans les Baléares. Trois longues journées encore d'attente et à bord de l'Open Arms, la situation est de plus en plus tendue. Certains migrants y sont depuis 19 jours et plusieurs ont tenté -en vain- de rejoindre Lampedusa à la nage.

13. 200 policiers et gendarmes, épaulés par les forces militaires, mobilisés pour assurer la sécurité du G7 à Biarritz ce week-end. Annonce du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à Biarritz cet après-midi. "Nous ne tolérerons aucun débordement. S'ils surviennent, nous y répondrons", prévient il. Le ministre a évoqué  3 menaces majeures :  les risques de débordements, la menace terroriste et la menace cyber. Ce soir, un homme est toujours en garde à vue. Il a été interpellées ce matin pour des appels sur les réseaux sociaux à attaquer un lieu d'hébergement des gendarmes lors du sommet. Il sera poursuivie pour "provocation à la commission d'un délit ou d'un crime par moyen électronique".

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