A la Une, des explosions de joie dans les rues du Liban après la démission du gouvernement. Le suspect de l'attaque contre la mosquée de Bayonne aurait voulu venger la destruction de la cathédrale de Paris. La Cnil opposée au projet de deux lycées de PACA d'installer la reconnaissance faciale à l'entrée.

Les manifestants libanais ont obtenu grain de cause sur une de leur principale revendication : la  démission du gouvernement après 13 jours de mobilisation contre la classe politique et contre la corruption. Lors d'une brève allocution télévisée, le Premier ministre Saad Hariri a annoncé qu'il allait remettre sa démission au président libanais Michel Aoun, se disant "dans une impasse" tout en appelant les Libanais à "préserver la paix civile". Annonce accueillie dans la rue par des cris de joie, l'hymne national et des feux d'artifice dans Beyrouth. La France, dans la bouche du ministre de affaires étrangères Jean-Yves Le Drian appelle les responsables libanais à tout faire pour garantir la stabilité des institutions et l'unité du Liban.  

On en sait plus sur l'attaque d'hier de la mosquée de Bayonne. 2 hommes de 78 et 74 ans blessés par balles, le tireur présumé un homme de 84 ans a notamment été candidat du Front National -aujourd'hui Rassemblement National- aux départementales de 2015. D'autres précisions apportées par le procureur de la République de Bayonne : l'homme était très déterminé. Il aurait d'abord tiré sur une victime qui était assise, puis aurait visé la deuxième victime dans sa voiture. Véhicule qu'il aurait ensuite incendié. La piste terroriste n'est pas écartée à ce stade. Le Parquet National Antiterroriste n'exclut pas de se saisir de l'affaire mais n'a pas encore tranché.  

Une marche funèbre devant Bercy, très symbolique à quelques jours de la Toussaint. Deux collectifs des hôpitaux, essentiellement des médecins rassemblés pour dénoncer le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020 -adopté en première lecture à l'Assemblée 339 voix pour et 188 contre. L'hôpital en crise après sept  mois de grève des urgences. Les syndicats souhaitent étendre la grève à tout l'hôpital public.   

Cela n'est "ni nécessaire ni proportionné" pour la Cnil. La Commission Nationale Informatique et libertés s'oppose au système de reconnaissance faciale à l'entrée des établissements scolaires. Deux lycées à Nice et Marseille voulaient l'expérimenter et attendaient justement le feu vert de la Cnil. Pour mettre en place une sorte de portique virtuel pour empêcher les intrusions et les usurpations d'identité. Les conseils d'administrations des deux lycées avaient déjà donné leur accord. Mais la Cnil dit non et la fédération de parents d'élèves, le FCPE des Alpes-Maritimes applaudit. Incompréhension en revanche du coté de la région PACA, qui va déposer un nouveau dossier auprès de la Cnil.

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