Le coronavirus et les mesures pour limiter sa propagation. Annulation des rassemblements de plus de 5 000 personnes en milieu fermé et d'autres mesures dans les foyers de l'Oise et de Haute-Savoie. La fin du débat parlementaire sur la réforme des retraites. Le premier ministre engage sa responsabilité par le 49.3.

La France désormais deuxième pays européen le plus touché après l'Italie. Mille cas chez notre voisin, cent 100 depuis fin janvier en France selon le dernier bilan en date. La France est passée au stade deux de l'épidémie, sur une échelle qui va jusqu'à trois. Et des mesures annoncées hier soir par le ministre de la Santé : tous les rassemblements de plus de 5 000 personnes en milieu confiné sont désormais annulés. Le Salon de l'agriculture par exemple qui devait se refermer ce soir. Des événements sportifs, comme le semi-marathon de Paris prévu aujourd'hui. Des mesures encore plus strictes dans les deux principaux foyers de propagation du virus. Dans l'Oise, les autorités demandent aux habitants des zones les plus touchées de limiter leur déplacement à l’essentiel, au supermarché par exemple là où on ne reste pas très longtemps au contact les uns des autre. Les habitants des zones concernées, là où il y a plusieurs cas positifs au coronavirus, doivent donc favoriser le télétravail. Tous les établissements scolaires de Creil et alentours, Crépy-en-Valois, Vaumoise, Lagny le Sec et Lamorlaye seront fermés dès lundi avec consultation médicales voire dépistage dans la semaine pour les 26.000 élèves concernés. Des cours en ligne seront disponibles mais les familles vont devoir s’organiser. Tous les habitants du département sont eux privés de rassemblements publics, sportifs et religieux jusqu’à nouvel ordre.

En pleine crise du coronavirus, Edouard Philippe dégaine le 49.3 sur le projet de réforme des retraites. Mais cette décision n'a "rien à voir" avec le coronavirus assure le Premier Ministre. Cet article de la Constitution permet de faire adopter un texte sans vote, alors qu'à l'Assemblée, depuis des jours, les discussions patinaient, les amendements se comptant par dizaines de milliers. Huit articles du projet de loi ordinaire étudiés, Edouard Philippe dénonce un "non-débat" et il est venu lui même annoncer hier le recours au 49.3 aux députés. Tollé dans l'opposition, deux motions de censures déposées. L'une par les députés Les Républicains, l'autre par la France Insoumise, le Parti Communiste Français et le parti Socialiste, motions de censure débattues sans doute mardi, la responsabilité du gouvernement engagée mais très faible probabilité pour que les motions soient votées car le parti présidentiel et ses alliés sont majoritaires. Colère également, chez les syndicats, la CGT annonce une journée d'action dès la semaine prochaine.

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