A la Une, une conférence internationale cet après-midi sur la Libye à Berlin. Après 45 jours de grève, la reprise du travail à la RATP décidée par l'UNSA. Les opposants à la PMA pour toutes manifestent. Et un nouveau président pour le Conseil Français du Culte Musulman.

Présents tout les deux, mais pas à la même table. Les principaux protagonistes Libyens de la crise dans leur pays sont à Berlin où s'ouvre cet après-midi un sommet international sous l'égide de l'ONU. Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d'Union Nationale reconnu par l'ONU et basé dans la capitale Tripoli et maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est du pays qui a lancé une offensive pour conquérir la capitale. Haftar soutenu par la Russie et les Emirats-Arabes Unis notamment, quand Fayez al-Sarraj bénéficie du soutien militaire de la Turquie. Les deux camps observent une trêve depuis une semaine mais s'accusent mutuellement de ne pas la respecter. Un conflit d'abord régional qui s'étend, d'autant que la Libye a d'importantes réserves de pétrole, les pro-Haftar ont d'ailleurs bloqué les principaux terminaux pétroliers hier. Cet après-midi, les Etats-Unis, la Russie, la Turquie, l'Italie et la France seront à Berlin. L'Allemagne qui espère faire accepter une trêve durable.

A Rouen, Caen, La Rochelle des manifestations contre la réforme des retraites. A Paris, le Choeur et l'Orchestre de l'Opéra, en grève depuis plus d'un mois, ont offert un concert sur les marches du Palais Garnier. A la RATP, cette suspension de grève décidée au 45ème jour du mouvement par l'UNSA, essentiellement pour des raisons financières. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue jeudi prochain. Les lignes 5 et 13 du métro, elles ont décidé de continuer le mouvement. 

Dans les rues de Paris cet après-midi, pas d'opposants à la réforme des retraites, mais des opposants à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes. Le projet de loi bioéthique a été adopté en première lecture par les députés, mais il arrive mardi au Sénat. Un collectif de 22 associations, dont la Manif pour tous, appelle à se rassembler sous la bannière "Marchons Enfants!".

Souvent critiqué pour son manque de représentativité des Français musulmans, il reste le principal interlocuteur des pouvoirs publics sur le culte musulman. Le Conseil français du culte musulman, lancé en 2003 par Nicolas Sarkozy, désigne son président cet après-midi. Un seul candidat finalement : Mohammed Moussaoui, qui a déjà présidé le CFCM et ce après le retrait hier de Chems-Eddine Hafiz, le nouveau recteur de la Mosquée de Paris qui a expliqué sur les réseaux sociaux qu'il voulait "privilégier consensus et concertation". Mohammed Moussaoui, franco-marocain de 55 ans est agrégé en mathématiques et il réside actuellement l'une des fédérations qui composent le CFCM, l'Union des Mosquées de France.

Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.