Et à 13 jours du scrutin, on prend "la route des départementales", un nouveau rendez-vous consacré aux élections de la fin du mois. Marc Fauvelle nous fera découvrir chaque jour les enjeux et les coulisses de ce scrutin. Et pour commencer : qui va-t-on élire les 22 et 29 mars ?

Un plus de 4000 conseillers départementaux, c'est tout simplement le nouveau nom des conseillers généraux... Ils siégeront donc, non plus dans un conseil général, mais (il faudra s'y habituer) dans un conseil départemental. Autre changement : auparavant, les élections avaient lieu tous les 3 ans, et on renouvelait à chaque fois la moitié de chaque conseil général. Désormais, les conseillers départementaux seront renouvelés en intégralité, et pour 6 ans. Ce qui donnera forcément une coloration national a ce scrutin local... Toute la France est donc appelée aux urnes, à l'exception de Paris, de la nouvelle métropole lyonnaise, de la Guyane et de la Martinique.

Mais la vraie nouveauté de ce scrutin, c'est la parité.

Et pour y parvenir, la France s'est dotée d'un arsenal quasiment unique en Europe. Son petit nom, c'est le "scrutin binominal paritaire". En clair, vous ne votez plus pour un candidat (qui est souvent un homme) et pour sa suppléante (qui est souvent une femme). Non, sur les bulletins de vote désormais, et sur les professions de foi que vous recevez ces jours-ci, c'est un ticket homme femme (ou femme homme) qui apparaît. Les deux candidats siégeront ensemble s'ils sont élus, ou perdront ensemble s'ils sont battus... La conséquence, c'est que les femmes vont faire une entrée en force dans les départements... Elles vont passer de 14% des élus à 50%, la parité parfaite. Mais attention, le combat suivant, c'est celui pour la présidence des conseils départementaux, et là, la loi n'a rien prévu. Aujourd'hui, sur les 101 départements, 5 seulement sont dirigés par des femmes.

Et chaque matin, vous donnez la parole aux Français...

Croient-ils encore en la politique ? C'est Marion Lagardère qui jusqu'au 1er tour sillonne les routes départementales, à la rencontre des électeurs ou des abstentionnistes. Premier arrêt ce matin, le village de Mervans en Saône-et-Loire, à la rencontre d'Annie, 59 ans, ingénieur formatrice. Comme beaucoup, elle ne sait pas encore si elle ira voter, et encore moins pour qui... Alors Marion Lagardère lui a posé LA question…

Son Annie.

Et elle n'est la seule, puisqu’à deux semaines du scrutin, les enquêtes d'opinion donnent une abstention autour de 55%, soit le niveau qu'elle avait atteint en 2011 lors des dernières cantonales.

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