Marc Fauvelle.

Les enjeux, les coulisses et les forces en présence, à 12 jours désormais du 1er tour. A la Une ce mardi, Manuel Valls tente de recoller les morceaux de la gauche…

Sur le terrain, c'est une catastrophe avec une gauche qui part à la bataille en ordre dispersée comme jamais. Entre socialistes, écologistes et communistes. Mais pour la dernière ligne droite, la semaine prochaine, le Premier ministre s'est concocté un programme spécial "gauche plurielle", comme on disait du temps de Jospin.

Le lundi, il s'affichera donc en meeting chez lui dans l’Essonne, l'un des rares départements où socialistes et écologistes partent main dans la main. La patronne des Verts, Emmanuelle Cosse sera d'ailleurs à ses côtés... Et scène assez cocasse, Manuel Valls viendra y soutenir un frondeur, eh oui, puisque le conseil général est aujourd'hui tenu par le socialiste Jérôme Guedj, l'une des bêtes noires de Matignon.

Le mercredi, rebelote ! Mais cette fois dans le Pas-de-Calais, où Manuel Valls devrait faire estrade commune avec sa grande amie Martine Aubry. A Matignon, on planche aussi sur un meeting commun avec Emmanuel Macron qui pourrait avoir lieu juste avant le 1er tour. Toutes les nuances de rose en une semaine... !

Et comme chaque jour, la parole aux Français...

Quel regard portez-vous sur la politique et sur ces élections ? C’est la question que Marion Lagardère pose chaque jour à des électeurs croisés au fil de son tour de France des départementales...

Nous voici aujourd’hui dans l'Hérault, dans la ville de Grabels. Voici Suzanne, 49 ans, elle irait bien voter le 22 mars, mais au fait, pourquoi exactement ?

Son Suzanne.

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"On va voter pour rien, puisque les départements vont disparaître", c'est une petite phrase qu'on entend beaucoup dans cette campagne...

Tout simplement parce que Manuel Valls avait annoncé lui-même, il y a moins d'un an, la fin programmée des départements. Mais depuis, la fronde des élus locaux est passée par là, et de disparition il n'est plus question. Tout juste un léger rabotage des compétences. Dans la nouvelle loi, qui sera d'ailleurs votée cet après-midi à l'Assemblée, les futurs conseils départementaux garderont donc la main sur les collèges, les routes, les HLM, les pompiers, les maisons de retraite, et tout ce qui concerne l'action sociale de proximité, comme le versement du RSA ou de l'APA. Seuls les transports scolaires et interurbains et la gestion des ports passeront finalement aux régions.

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