Marc Fauvelle.

Chaque matin, les enjeux et les coulisses du scrutin… Aujourd'hui, l'UMP voit la vie en bleu !

Surtout, ne pas crier victoire trop vite... Mais les cadres du parti ont déjà mis le champagne au frais… Alors que la droite et le centre dirigent aujourd'hui 41 départements sur 101, ils pourraient en ravir une bonne vingtaine au minimum : cela va de l'Eure aux Deux-Sèvres, en passant par la Seine-et-Marne, l'Allier, ou encore la Corrèze et l'Essonne, les fiefs électoraux respectifs de François Hollande et de Manuel Valls.

Une dizaine d'autres départements pourraient se jouer à un ou deux sièges près. C'est le cas du Gard, du Val-de-Marne ou de la Seine-Saint-Denis, un département qui a toujours été gouverné par la gauche depuis sa création en 1968.

Enfin, la droite pourrait même réaliser un grand chelem, c’est-à-dire rafler l'ensemble des élus d'un département, en remportant tous ses cantons : ce serait en Vendée.

Et à l'inverse, vous avez cherché quel département pourrait passer de droite à gauche !

Eh bien là c'est simple, pas de liste longue comme le bottin, non, puisqu'il n'y en a, a priori, qu'un seul. Ce serait la Lozère, encore avec pas mal de conditions et notamment une forte mobilisation des électeurs de gauche lors des deux tours du scrutin.

Comme chaque matin, à 11 jours désormais du scrutin, on reprend la route des départementales....

Et même le bateau ce matin, puisque nous partons sur l'Ile de Bréhat, dans les Côtes d'Armor. Nouvelle escale dans ce tour de France d'avant scrutin à la rencontre de Français souvent désabusé. C’est le cas de Jacob, 37 ans, il est arboriste grimpeur à Bréhat. Cette année, il a fait le choix de s'inscrire sur les listes électorales, mais pour ce scrutin, comme pour les autres élections, il n'a pas le sentiment d'être bien représenté.

Une loi pour lutter contre les candidats "malgré eux".

C'est l'idée lancée par la députée socialiste Laurence Dumont... Agacée par la multiplication de ces candidatures fantômes, ces électeurs qui se retrouvent candidats sans le savoir (on en a découvert plusieurs ces derniers jours au profit du FN), elle vient de déposer une proposition de loi à l'Assemblée. Le texte obligerait les futurs candidats à aller eux même chercher le formulaire d'inscription à la mairie, ce qui éviterait les mauvaises surprises. Trop tard, malheureusement pour le mettre en place aux départementales, mais le texte pourrait entrer en vigueur aux régionales en fin d’année.

Enfin voici la doyenne de tous les candidats.

Quatre-vingt-dix-neuf ans, et elle portera les couleurs du Front national dans le Cantal, en qualité de candidate suppléante... De tous les partis d'ailleurs, le FN est celui qui présente le plus grand nombre de candidats âgés de plus de 80 ans, ils sont plus d'une centaine au total.

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.