Marc Fauvelle

A la une ce matin, Manuel Valls et les chaises vides.

"De la propagande électorale".... Voilà comment les parlementaires locaux de la droite et du centre justifient leur décision de boycotter la visite du Premier ministre ce matin à Lille. Pour eux, la raison officielle de sa venue, la signature d'un contrat de plan Etat région, n'est qu'un prétexte pour faire campagne aux frais de l'Etat… Faux, s'insurge Matignon, qui nous a même fourni gracieusement hier soir la liste des 8 déplacements similaires effectués depuis trois mois par Manuel Valls, sans que cela fasse débat. Quant au meeting auquel il participera ce soir dans le Pas-de-Calais, " tout est payé par le PS, au centime près", poursuit Matignon, vous pouvez vérifier, même le prix du trajet, en voiture, sera refacturé à la rue de Solferino.

Le grand écart des écolos...

Et de leur patronne Emmanuelle Cosse, contrainte à une gymnastique politique pour tenir les deux bouts de son parti. Lundi, c'est aux côtés de Manuel Valls qu'elle faisait campagne, tendance rose clair donc... Hier soir, direction, Malakoff, dans ce qui reste de la ceinture rouge francilienne, pour un meeting commun avec le communiste Pierre Laurent. Ou comment garder deux fers au feu dans la même campagne.

En réalité l'appareil du parti écologiste est tiraillé comme jamais, entre ceux qui voudraient rentrer au gouvernement après les élections, et les tenants d'une autre gauche, plus radicale, emmenés par Cécile Duflot et qui lorgnent vers Jean-Luc Mélenchon. Une gauche rouge et verte qui dimanche aura les yeux braqués vers l’Isère. Après avoir ravi Grenoble aux socialiste l'an dernier grâce à une alliance inédite entre écologistes, parti de gauche et société civile, elle retente l'expérience, cette fois à l'échelle d'un département devenu son laboratoire électoral.

Et chaque matin, une nouvelle étape dans notre tour de France des départements.

Une grande boucle pour sonder les Français sur leur rapport à la politique, nous voici ce matin dans la Creuse, avec un électeur, Franck, 42 ans, coiffeur à la Souterraine, qui est déjà sûr d'aller voter dimanche car les élections locales, pour lui, y a que ça de vrai.

Son Franck.

Un témoignage parmi d'autres, que vous retrouverez dimanche soir à 18H, en ouverture de la soirée électorale, avec les résultats, les commentaires, et les réactions politiques.

On termine avec la phrase du jour.

Les conseils généraux sont des "ghettos blancs". C’est le président du Cran, le conseil représentatif des associations noires, qui s'en alarme ce matin dans Le Parisien Aujourd’hui en France , chiffre à l'appui. Sur les 93 conseils généraux sortants qu'il a étudiés, l'immense majorité, 85, ne compte aucun élu issu de la diversité.

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