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Municipales © Radio France / reuters

Marc Fauvelle

A la une ce matin, les sortants ont la cote

Oui à quatre jours du premier tour, les sondeurs sont toujours dans le brouillard, mais il y a au moins un point qui les réunit : ils s'accordent à dire que les maires sortants font de la résistance. Si vous prenez par exemple les dix plus grandes villes de France, au vu des sondages actuels, aucune ne changerait de couleur politique... Paris, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux ou Montpellier resteraient dans le même camp. Les spécialistes y voient plusieurs raisons. D’abord la poussée du FN, dont le maintien au 2nd tour empêche la droite de reprendre du terrain. Et puis, en temps de crise, un besoin de proximité, qui profite aux équipes sortantes, quelque soit leur étiquette politique.

A Paris, douche écossaise pour NKM...

Pour la candidate de la droite, la bonne nouvelle est venue du Vème arrondissement, où pour la première fois, le dissident Dominique Tiberi, le fils du maire actuel Jean Tiberi a ouvert la porte à un rapprochement entre les deux tours. Une fusion des listes qui permettrait à la droite de sauver l'arrondissement...

Mais au même moment, l'équipe de Nathalie Kosciusko-Morizet est tombé de l'armoire en découvrant le document de campagne que son candidat dans le XVIIIème arrondissement Pierre-Yves Bournazel, vient d'envoyer dans toutes les boîtes aux lettres. Surprise, en page 3, il y explique l'admiration qu'il a pour le maire actuel socialiste Bertrand Delanoë dont il salue même l'audace. "Il n'a qu'a dire en plus qu'il va voter pour lui", s'étranglait hier soir un conseiller de NKM, qui parle du coup de poignard dans le dos.

Bien loin des joutes parisiennes, dans certaines communes, la campagne, c'est plutôt morne plaine…

Et pour cause, dans un tiers des villes de plus de 1000 habitants, il n'y a qu'une seule liste en présence. Pas besoin de faire campagne, ni de frapper aux portes ou de faire les marchés, le scrutin est joué d'avance...

C’est le cas par exemple à Saint-Symphorien, en Gironde, où le maire sortant Guy Dupiol, seul en lice pour sa succession, en viendrait presque à regretter la situation.

Son Guy Dupiol ( recueilli par Stéphane Hiscock de France Bleu Gironde)

A Wasquehal, dans le Nord, la fin de campagne se fait en dessous de la ceinture...

Et même dans le caniveau… Dans la nuit de lundi à mardi, un candidat sans étiquette a vu ses affiches de campagne recouverte d'une photo, un montage en réalité le, montrant tenant un sexe d'homme à la main, dans une position suggestive. Le candidat, qui n'a jamais fait mystère de son homosexualité, dénonce une tentative de déstabilisation et a décidé de saisir la justice.

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