Marc Fauvelle

- A l'UMP, on se prend à rêver de 1983...

Deux ans après l'arrivée de François Mitterrand à l'Elysée, la droite lui avait infligé un camouflet aux municipales. C'est désormais le scénario rêvé à l'UMP, où l'on accueille les derniers sondages nationaux avec gourmandise, en notant une poussée de la droite. Jean François Copé a fait ses comptes : si tout se passe bien, explique t-il, l'UMP devrait reprendre une cinquantaine de villes, de + de 9000 habitants à la gauche, et revenir au niveau de cette fameuse année 83.

Quand à la question d'éventuelles alliances entre ses candidats et ceux du FN, "il y en aura peut être une ou deux", nous dit-on a l'UMP, mais vous allez voir que les digues tiendront".... Méthode Coué ou Copé, la réponse lundi matin.

- Mais d'ici là un chiffre retiendra particulièrement l'attention...

Après le rêve de l'UMP, là c'est un peu son cauchemar : dans combien de villes le Front National dépassera t-il les 10% des inscrits et se maintiendra t-il au 2nd tour ? 200, peut être 300 villes... Ce qui ferait alors mécaniquement les affaires de la gauche.

- A Paris, deux nouveaux sondages donnent l'avantage à la gauche...

Dans les deux arrondissements clés de la capitale, le XIIème et le XIVème arrondissement, celui où se présente Nathalie Kosciusko-Morizet... Et dans les deux cas, la victoire des listes d'Anne Hidalgo serait même confortable... 56% des voix contre 44% aux listes NKM dans cette enquête BVA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France .

- Un mauvais remake sur la croisette...

David Lisnard lors d'une réunion publique à Cannes
David Lisnard lors d'une réunion publique à Cannes © PhotoPQR/Nice Matin/Serge Haouzi

Vous aviez aimé la guerre des chefs à l'UMP, voici sa version cannoise. Où la fin de campagne s'annonce délétère entre le filloniste David Lisnard et son adversaire copéiste Philippe Tabarot. Au point que David Lisnard vient d'écrire à Manuel Valls pour lui demander des renforts de police dimanche pour surveiller les bureaux de vote. Il dénonce des intimidations et des menaces de la part de son adversaire.

Cambriolage à la veille du dépôt des listes, pneus crevés, pot d'échappement scié, ou encore un mystérieux individu qui filme toute la journée sa permanence de campagne depuis le trottoir d'en face. Pour un peu, on parlerait de méthodes... dignes de la Stasi !

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