Carine Bécard

Quinze ministres sont lancés dans la bataille des municipales. Certains peuvent perdre... Sortiront-ils, pour autant, du gouvernement ? La question se pose pour trois d'entre eux en particulier. Trois ministres, qui ont fait le choix d'être très hauts placés sur une liste, dans des villes, acquises jusque-là, aux socialistes mais dont la victoire est cette fois-ci, compromise... De qui parle-t-on ? De Valérie Fourneyron, à Rouen... La ministre des Sports est en 2ème position dans son fief qui pourrait basculer à droite. Idem pour la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti à Metz. Elle aussi, est en 2ème position dans une ville de gauche que l'UMP pense pouvoir décrocher. Et puis, à Laval peut-être avec Guillaume Garot, le ministre de l'Agroalimentaire.S'ils sont - effectivement - désavoués, dans leur propre camp, peuvent-ils rester au gouvernement? Matignon n'a visiblement pas planché sur le sujet. L'Elysée en revanche, rappelle qu'il n'y a jamais eu de règles dans ce domaine, ni politique, ni juridique. Maintenant si un remaniement devait avoir lieu, parions que cet argument pourrait refaire son apparition…Les députés sont en congés ! Ils ont 5 semaines pour mener campagne... Oui ! Les sénateurs aussi. Fin des "travaux parlementaires" - aujourd'hui - dans les faits... Officiellement, demain... Sauf que, tous les députés et sénateurs, ne sont pas systématiquement candidats aux élections municipales... Peu importe ! Tout le monde est prié de rentrer chez soi, même Olivier Falorni, député de la Charente-Maritime, qui trouve ce mode de fonctionnement désormais "décalé"... Il l'a dit à Cyril Graziani.Son Olivier Falorni. Bon ! Mais c'est l'occasion de s'offrir des vacances?!Son Olivier Falorni.Un peu contradictoire, non... ? Olivier Falorni mènera bien cette campagne, mais par procuration !En tout cas, fin de la pause parlementaire : le 8 avril prochain... On termine avec la "guerre des affiches", à Paris... Une guerre, contre Nathalie Kosciusko-Morizet, menée par ses propres troupes - ses têtes de listes - qui rechigneraient à coller, dans leur arrondissement, les posters de NKM... Sur les futurs panneaux électoraux, chaque tête de liste veut des affiches à son effigie et à son effigie uniquement. Pas question d'utiliser les clichés où il faut apparaître aux côtés de la candidate à la mairie de Paris. Elle a tenté de leur imposer, mais personne ne devrait s'y conformer.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.