La bataille du 1er mai à Paris s’annonce sauvage...

Trois mobilisations voire quatre pour le prix d’une, du jamais vu. Cette présidentielle rend fou. Nicolas Sarkozy mobilise pour sa « vraie fête du travail » : une formulation concoctée par les stratèges de son QG, destinée à faire oublier celle, maladroite, d’il y a tout juste une semaine, la « fête du vrai travail ».

Son directeur de la communication Franck Louvrier annonce une mobilisation qui pourrait être plus forte que celle de la place de la Concorde. Ce sera de toute façon invérifiable, puisque les chiffres du 15 avril dernier oscillent entre 120 mille personnes selon le président-candidat lui-même, et 40 mille selon ses adversaires.

L’objectif de Nicolas Sarkozy est de frapper un grand coup à la veille de son débat télévisé face à François Hollande, tout comme l’objectif de Marine le Pen ce matin place de l’Opéra est de frapper un grand coup, elle aussi, avant les législatives.

François Fillon a semblé se démarquer du chef de l’Etat hier

Le Premier ministre a expliqué qu'il n'aimait « pas qu'on critique les syndicats », tout en contestant au passage les prises de position politiques de certains d’entre eux. Qu’à cela ne tienne : « nous signons des deux mains à ce qu’il a dit », expliquait hier soir l’entourage du président candidat, faisant mine d’ignorer le tacle de François Fillon, qui s’exprimera place du Trocadéro cet après-midi.

Tout comme Nadine Morano, la ministre de l’apprentissage, qui se prendrait presque – dans le phrasé - pour Arlette :

Son Nadine Morano.

Et puis il y aura un quatrième rassemblement ?

Le Parti Socialiste - Martine Aubry en tête, sans François Hollande qui veut rester en retrait - ainsi que le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, avec le Parti Communiste de Pierre Laurent, vont se retrouver vers 15h, à Port Royal, tous ensemble, pour saluer le cortège de l’intersyndicale.

Pas question pour la gauche de rompre la tradition, comme le rappelle le socialiste Claude Bartolone :

Son Claude Bartolone.

Place aux vrais travailleurs…

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.