Par carine Bécard.

Le fait du jour : c’est la droite anti-Fillon à Paris, prête à quitter le groupe UMP du Conseil municipal parisien…

Le parachutage de François Fillon dans la Capitale n'en finit plus de faire des remous… Rachida Dati a su - médiatiquement - exprimer de sa colère, mais désormais, c’est en coulisses que l’affaire se joue.

Car derrière Rachida Dati, d’autres élus municipaux - eux aussi UMP - sont opposés à la candidature à Paris, du Premier ministre, très probable candidat aux élections législatives de juin prochain. Or pour l’en empêcher, les nouveaux amis de l’ancienne Garde des Sceaux semblent décidés à s’organiser : avant la fin de l’année, ils ont prévu de se constituer en groupe dissident, au groupe UMP du Conseil de Paris… Autrement dit, la droite parisienne serait scindée en deux camps. Le meilleur moyen, de la faire imploser, le meilleur moyen, pour ces kamikazes, d’obtenir une redistribution des investitures…

Pierre Charon est à la manœuvre, lui, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy ; François Lebel aussi, ce maire du VIIIème qui a marié le Président, et quelques autres. Mais que fait Jean-François Copé, le patron du parti de la majorité??… Rien... fâché sans doute que Fillon ait démenti leur pacte "à toi Paris, à moi le parti". La bataille entre ces deux-là, est bien partie pour durer jusqu'en 2017.

Pendant ce temps, Marine Le Pen s’envole pour six jours, aux Etats-Unis.

Oui, la "prétendante au poste suprême" en France doit montrer qu’elle a l’envergure d’un futur chef d’Etat. Passage obligé donc, à l'étranger. Avec pour l'heure, deux jours à Washington, deux jours à New York et deux jours en Floride. Un long voyage, mais plutôt vide ! Sur son agenda, une seule rencontre officielle avec un responsable politique... Et elle a finalement été annulée… La patronne du FN devait s’entretenir avec Ron Paul, membre des Tea Parties et candidat à la primaire républicaine.

Emploi du temps encore plus dépouillé, donc, pour Marine Le Pen... parce qu'on lui en veut ! C'est ce qu'explique l'un de ses proches conseillers, Nicolas Bay...

SON Nicolas Bay.

"Des pressions du pouvoir en France"... Bref, la théorie du complot… Que n'a visiblement pas subie son père, en son temps... Jean-Marie Le Pen avait su mieux mener son opération de « crédibilisation ». Pour la présidentielle de 1988, l’ancien président du FN avait décroché un entretien avec Ronald Reagan… Poignée de main aux Africains - Hassan II et Omar Bongo - et confession devant Jean-Paul II

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.