Le fait du jour : retour sur l’opération Lejaby montée par l’Elysée.

Quand Nicolas Sarkozy a promis dimanche dernier, lors de son interview télévisée, qu'il ne laisserait pas tomber les salariées de Lejaby, l’opération était déjà en cours. Entièrement pilotée depuis l’Elysée, et traitée localement par Laurent Wauquiez, ministre de l'enseignement supérieur et maire du Puy-en-Velay.

Le chef de l’Etat, raconte l’un de ses proches, a directement appelé au téléphone son ami Bernard Arnault. Le PDG de LVMH lui a donc prêté main forte dans ce dossier, devenu un symbole de la campagne présidentielle, en faisant reprendre par l’une de ses filiales, Louis Vuitton, via l’un de ses fournisseurs, le site d’Yssingeaux, et ses 93 salariés.

Clou de l’opération : la réception organisée cet après-midi à 17h, à l’Elysée…

Avec une délégation d’une quinzaine de salariées Lejaby... Le but, pour Nicolas Sarkozy, est de montrer qu’il est un président qui agit, face à son concurrent en campagne, François Hollande, qui avait lui-même dépêché Arnaud Montebourg pour tenter de trouver une solution.

Pour répondre aux accusations de coup de com, « ce qui compte, ce sont les emplois sauvés, et c’est normal qu’il les voit ce soir», se défend un proche du président, qui ajoute : « c’est l’inverse de Vilvoorde, l’anti-Jospin, le modèle de Mr Hollande », référence à l’ancien Premier ministre socialiste qui avait fait la promesse en 97 que l'usine Renault-Vilvoorde ne serait pas fermée, et qui avait dit à propos des Good Year en 2001, « l’Etat ne peut pas tout ». Mais au passif de Nicolas Sarkozy, il y a eu Gandrange, fermée en 2008 malgré la promesse d’une reprise de l’aciérie.

Derrière le symbole des Lejaby, il y a en creux la bataille du maintien des ateliers et des usines, et du fabriqué en France, au cœur de la présidentielle.

Pour finir, après le ralliement du chanteur Cali à François Hollande, voici à présent un duo déchiré par l’élection présidentielle :

Il s’agit des deux zigs de la Chanson du Dimanche, bien connu des Internautes. Alec et Clément, vont voter à gauche, oui mais pour qui ? Son. Sachant qu’il y aura quatre dimanches, entre la présidentielle et les législatives, cela nous promet quelques chefs d’œuvres d’Alec et Clément.

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