Dati, DSK, deux affaires privées reviennent comme un boomerang dans la vie politique.

Deux feuilletons qui se sont télescopés hier, alimentant le bruit médiatique, sur les réseaux sociaux, sur le net…

Premier épisode, 9h05, l’hebdomadaire le Point annonce sur son site Internet que Rachida Dati aurait assigné Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière, pour « reconnaissance de paternité ». Démenti de l’ancienne Garde des sceaux, qui a toujours refusé de révéler le nom du père de sa fille. La pression médiatique est instantanée dans le septième arrondissement de Paris, les équipes de reportage, les photographes se succèdent à l’école maternelle de la petite Zohra, ou encore devant la mairie.

Rachida Dati, visiblement très affectée par cette déferlante, dénonce, dans un communiqué, « des pratiques malsaines d’intrusion par la force dans la vie d’une petite fille de 3 ans et demie ». L’ancienne ministre de la justice, contrainte de se replier chez elle avec Zohra, confie à ses proches : « ce sont des comportements de charognards, qui n’hésitent pas à pourchasser mon enfant ». Commentaire de l’un de ses soutiens : « pas étonnant que ce type d’info sorte, elle s’est fait pas mal d’ennemis dans l’institution judiciaire ».

L’autre épisode du jour aura également agité certaines rédactions…

11h46, dépêche AFP. Urgent, Carlton de Lille: le parquet classe sans suite la procédure pour viol engagée contre Dominique Strauss-Kahn.

Là comme dans l’autre feuilleton, la mécanique médiatique démarre au quart de tour. C’est l’entourage de DSK qui raconte : une première vague d’invitations télés et radios déferlent par dizaines pendant deux bonnes heures. Certains mettent le paquet : « dites-nous ce que vous voulez, vos conditions seront les nôtres ». Puis les SMS suivent, ceux qui se rappellent au bon souvenir des communicants de l’ancien patron du FMI, malgré le temps qui a passé.

« Ce qui créée l’emballement médiatique est à la fois la recherche de l’exclusivité et la peur qu’il aille s’exprimer ailleurs », analyse un proche de DSK. Dominique Strauss-Kahn reste muet. Pas question pour lui de bouger, tout simplement parce que le volet principal de l'affaire de proxénétisme aggravé, dite du Carlton de Lille, se poursuit.

Voilà donc deux histoires, bien distinctes, liées à deux personnalités de premier plan, Dati, DSK, qui ont connu la lumière au plus haut niveau, en ont joué, parfois abusé. Et font face à une mécanique implacable, celle des médias qui, par delà leur mission d’informer, obéissent également à leur propre logique, régie par la loi de la libre concurrence et du marché.

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