Jean-Marc Ayrault, invité hier de Tous Politiques sur France Inter, a voulu montrer qu’il était le patron.

C’est un Premier ministre la mine grave, un peu tendu, qui est venu hier avec pour objectif de balayer le procès en « inaction » qui lui est fait depuis plusieurs semaines, dans l’opinion, dans les médias, chez certains ministres. « Jean-Marc veut rappeler qu’il n’a pas de problèmes d’autorité, et il veut s’expliquer sur ses vacances », a prévenu son entourage, dès hier matin, au téléphone, à quelques heures de l’émission. Et ça n’a pas raté.

Le sujet – sensible – l’a visiblement touché : je n’ai pas « bullé » pendant mes deux « pauvres semaines de vacances », a asséné d’entrée de jeu un Jean-Marc Ayrault piqué au vif, dans un style assez inhabituel.

Autre mise au point : c’est bel et bien lui qui a recadré les ministres qui ont dérapé, notamment Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici qui ont polémiqué sur la future Banque d’Investissement Public :

Son Jean-Marc Ayrault.

« Je les ai personnellement rappelés à l’ordre, au téléphone. Ils m’ont promis : plus rien, on ne dira plus rien », a raconté Jean-Marc Ayrault, en coulisse, ce sera sa seule vraie confidence.

Et ce matin, fin de la séquence Matignon ?

Jean-Marc Ayrault aura disposé d’une bonne semaine, à la suite de La Rochelle, pour occuper l’espace médiatique. Mais c’est François Hollande, après son discours sur la crise à Châlons-en-Champagne, qui reprend la main et fait à 9h la rentrée des profs dans un collège de Trappes, avec Vincent Peillon. Le chef de l’Etat, qui va s’exprimer dimanche prochain à la télé, a finalement décidé de monter en première ligne, comme jadis son prédécesseur. C’est peut-être ça, la présidence normale…

Pour finir, des nouvelles de Franck Louvrier…

L’ex-conseiller en communication de Nicolas Sarkozy a publié hier soir sur Twitter une photo du concert de Coldplay au Stade de France, avec ce commentaire : « éblouissant ». Franck Louvrier qui s’installe ce matin dans son nouveau fauteuil de président de Publicis Events, loin des affres de l’Elysée… et doit fredonner Viva la vida

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