Le fait du jour : pendant que le candidat François Hollande fait tranquillement campagne, ses lieutenants règlent les comptes.

Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne du favori des sondages, appelle les autres candidats à respecter « les caractères et les personnes » dans la dernière ligne droite. André Vallini, sénateur de l’Isère et sniper hollandais, appelle chacun à se maîtriser. Ou plutôt chacune. Dans son collimateur, Ségolène Royal, qui a taclé François Hollande jeudi dernier à Toulouse sur le cumul des mandats, critique réitérée dimanche. Le même jour, Martine Aubry a mis en doute l’expérience de son principal rival, en évoquant son supposé manque de courage. D’où cette mise en garde d’André Vallini, joint par Ludovic Fau :

Son André Vallini.

Encore un dernier débat télévisé demain, et les jeux seront quasiment faits avant le premier tour dimanche.

Le soulagement à l’Elysée après le renoncement de Jean-Louis Borloo à être candidat à la présidentielle :

Nicolas Sarkozy avait le sourire hier, première bonne nouvelle après les sénatoriales et les affaires en cascade. Son entourage jure que Borloo n’a pas informé la présidence de son passage sur TF1 dimanche. Mais ils se seraient rencontrés tous les deux il y a quinze jours. Deux questions pour l’instant sans réponse : y a-t-il eu un deal ? Et comment vont se répartir entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou les 6 ou 7 points que le patron du parti Radical totalisait dans les sondages…

Jean-Louis Borloo qui retrouve tous ses amis ce matin pour leur expliquer pourquoi il a renoncé. Ça va être sympa. Analyse de l’un de ses anciens soutiens : « S’il n’y est pas allé, c’est parce qu’il est convaincu que Nicolas Sarkozy ne sera pas réélu l’an prochain. Et Jean-Louis ne veut pas que la majorité lui fasse endosser la défaite ».

Les trois déçus – pour ne pas dire autre chose – Rama Yade, Dominique Paillé et Yves Jego, qui ont tout sacrifié pour Borloo, ont déjeuné ensemble hier pour évoquer l’avenir. Pas question pour eux d’un retour à l’UMP, qui organise pourtant cet après-midi une convention sur un thème de circonstance : la solitude.

Brice Hortefeux enfin est-il en disgrâce aux yeux de Nicolas Sarkozy, après l’épisode de son coup de fil ? Oui, affirment certains de ses bons amis. Non, martèle l’intéressé qui sera bel et bien présent ce matin à l’Elysée au petit déjeuner de la majorité.

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