Mais qu’est-ce qui a donc poussé Henri Guaino à se présenter à la présidence de l’UMP ?

L’ex-plume de Nicolas Sarkozy est partie en vacances, en Egypte, puis dans le midi de la France. Avec dans ses bagages le bouclage d’un livre intitulé La Nuit et le Jour , clin d’œil à Yasmina Reza, qui sortira le 27 septembre, un ouvrage très personnel dit-il, sur ses cinq années passées au côté de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Et… Henri Guaino s’est énervé.

L’ancien conseiller spécial raconte : « chaque jour qui passait m’énervait un peu plus, à la vue du débat, ou plutôt du néant à l’UMP. J’en ai marre, je ne suis ni centriste, ni libéral, mais gaulliste. Il en faut plus dans le parti. Et les gaullistes, il faut au moins qu’ils soient gaulliens », assène Henri Guaino remonté comme une pendule. Le système UMP ? Il est verrouillé, depuis longtemps, bien avant Jean-François Copé. Quant à François Fillon, séguiniste comme lui ? Il l’agace également. Parce que « cette élection n’est pas une primaire, les électeurs n’ont pas fait le deuil de Nicolas Sarkozy ».

A-t-il prévenu l’ex-président de sa démarche ? « Je ne veux pas répondre à cette question ». Les 8000 parrainages avant le 18 septembre ? « Si je ne les ai pas, tant pis, il faudra s’interroger sur ce système ». Henri Guaino, lyrique, ajoute : « le 18 juin, il était seul – le Général. Je dirai ce que j’ai envie de dire. Et les autres feront ce qu’ils feront ». Henri Guaino va s’offrir un tour de piste dans les médias, avec le mérite de secouer une élection qui commençait déjà à ronfler.

Autre trublion : des nouvelles de Jean-Louis Borloo.

L’ancien ministre de l’écologie devrait annoncer aujourd’hui qu’il va créer un nouveau parti politique pour rassembler au-delà du centre. Jean-Louis Borloo conserverait toutefois la présidence du Parti Radical.

Enfin, la hache de guerre enterrée à Bercy… pour le moment.

Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg se sont vus hier matin pour mettre un terme au différend qui les oppose sur le choix de la banque Lazard comme conseil pour la création de la future Banque publique d’investissement. Que se sont-ils dit ? Mystère. Silence radio depuis le rappel à l’ordre de Jean-Marc Ayrault dimanche, dans Tous Politiques sur France Inter. Qui a provoqué ce commentaire d’un autre ministre proche de Pierre Moscovici : « Ce n’est pas bien. Pierre a essayé de calmer le jeu, il ne fallait pas le mettre dans le même panier qu’Arnaud. Jean-Marc n’aurait pas dû faire ça ».

C’est un peu la cour de récré, c’est normal, c’est la rentrée.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.