Le fait du jour : il y a deux Allemagnes aujourd’hui dans la campagne présidentielle…

Rien à voir avec la RFA et la RDA… Alors que la majorité, François Fillon en tête, a accusé tout le week-end le PS de tenir des propos germanophobes, François Hollande et Nicolas Sarkozy se font concurrence à distance.

Le candidat du PS va prononcer un discours en fin de matinée à Berlin devant les sociaux-démocrates du SPD et leur leader Sigmar Gabriel. Le chef de l’Etat lui reçoit Angela Merkel à déjeuner, avant une possible conférence de presse commune, pour évoquer le Conseil européen de la fin de la semaine.

Deux conceptions de la relation franco-allemande s’affrontent. Nicolas Sarkozy milite pour la convergence entre les deux pays, assortie d’un nouveau traité européen. François Hollande le juge inutile et reproche à son rival un abandon de souveraineté.

Bruno Le Maire, le ministre de l’agriculture, germanophone, invité hier de Radio France Politique, a lancé un défi au candidat du PS :

SON Bruno Lemaire.

Voilà donc le retour de la règle d’or dans la campagne présidentielle.

Ce commentaire dans l’entourage présidentiel, après l’interview de François Hollande dans le Journal du Dimanche hier : « décidément, il n’a pas la baraka. On ne retient du JDD que ce qu’a dit Guéant sur DSK, contrôlé au Bois de Boulogne en 2006, mais rien des deux pages de Hollande ».

La colère des militants socialistes de Montreuil… en Seine-Saint-Denis…

I ls réclament, dans un communiqué, un vote, après le parachutage aux législatives de Razzy Hammadi, secrétaire national du PS chargé des services publics, alors qu’il y avait déjà un candidat local, Belkacem Mahdi. « De telles pratiques portent gravement préjudice à notre candidat François Hollande », conclut le communiqué. Réaction de Razzy Hammadi : je ne suis pas un parachuté à Montreuil où je vis depuis bientôt deux ans.

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