Les images du retour de Dominique Strauss-Kahn n ont pas vraiment été du goût de ses amis.

« Je ne vois pas ce qu’il peut dire. Si j’étais lui, je partirais en vacances, je disparaitrais jusqu’au 9 octobre au moins, jusqu’à la primaire », a confié hier soir un fidèle soutien, après une belle déclaration publique qui exprimait à peu près l’inverse. Ce qui gêne aujourd’hui les strausskahniens, dispersés façon puzzle entre Hollande et Aubry, est que leur ancien champion occupe de nouveau l’espace médiatique. Il remet le zoom sur lui, il perturbe le jeu au moment où Nicolas Sarkozy est confronté à une majorité divisée, et doit gérer une délicate affaire d’écoutes téléphoniques qui menace son entourage direct, ça tombe mal. « Il va parler pour dire quoi », s’interroge cet autre soutien. « Pour dire : je suis victime ? Et s’il excuse, comme au FMI, c’est qu’il y a un problème. Quoiqu’il dise, il est dans la nasse ». Dominique Strauss-Kahn a fait la tournée téléphonique de quelques uns de ses amis. Tous estiment que le mal est fait, que les récits qui ont tourné en boucle sur son rapport aux femmes et à l’argent ne passent pas auprès des Français. Son passage dans un 20H va relever de la haute couture.

Les idées-force, avec les inquiétudes réelles de la famille Chirac.

Le conseil de famille qui s’est tenu sur la question a été très lourd, pour ne pas dire très triste, de l’aveu d’un proche. Le souci pour la famille Chirac est de protéger l’ancien Président contre lui-même. Le vrai risque : que Jacques Chirac aille à son procès, en ignorant ses ennuis de santé et en répondant aux questions des juges.

Cette surprenante déclaration au campus de l’UMP ce week-end à Marseille : « je ne suis pas sûr qu’il faille maintenir le non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux, il faut surtout redéfinir les missions de l’Etat », a expliqué Bruno Le Maire, venu défendre son projet très décrié.

« Le Maire ? Mais on ne fera pas campagne sur son programme », a prévenu Henri Guaino. « Soit c'est le projet de l'UMP, soit c'est le projet présidentiel, ce n'est pas la même chose », a tranché le conseiller spécial du Président.

Mais où est passé le chef ? Un délégué national de l’UMP s’est étonné, toujours à Marseille, de la quasi-absence de photo de Nicolas Sarkozy : il y avait tout juste un petit portrait accroché dans l’immense parc Chanot. Pas de clip non plus à la gloire du Président. Explication officielle : le chef c’est Jean-François Copé, et la campagne n’a pas encore commencé.

Franck Louvrier a pris des cours à Marseille : le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, également élu régional dans les Pays de la Loire, a assisté à des formations sur le Web 2.0, la communication institutionnelle et le financement des campagnes. Ça peut toujours servir.

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