Comment réagit l’Elysée face au casse-tête du PS ?

Question posée hier soir et réponse, invariable: « François Hollande ne s’occupe pas des affaires du parti, et se consacre exclusivement au redressement de la France ».

No comment - officiel - sur ce sujet qui devient pourtant de plus en plus gênant pour l’Elysée. En appelant lundi à un vote des militants socialistes pour départager les candidats à la tête du PS, Harlem Désir a ouvert la boîte de Pandore. Et l’exécutif, confronté à la dureté de la rentrée n’avait pas besoin d’un incendie à la tête du parti.

Le mode de désignation du successeur de la première secrétaire, « c’est Martine qui en parle à Aubry », selon la formule d’un responsable socialiste. Un proche du président, nous confiait hier soir après le bureau national du PS : « François Hollande est un peu condamné à s’en remettre à Martine Aubry, à lui faire confiance, à la croire. Mais le système de motion unique avec deux candidats qui ne sont pas des poids lourds, ça ne marchera pas, ça ne tiendra pas », affirme cette personnalité.

Aujourd’hui, personne n’est en mesure de savoir ce que va faire Martine Aubry, pas même le président de la République.

A l’UMP, la situation n’est pas meilleure…

« Faut arrêter les snipers, on va droit dans le mur », prévient le sénateur Roger Karoutchi. Des voix s’élèvent à l’UMP pour assouplir la règle des parrainages et sortir du duel fratricide. Voici l’appel de Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée nationale, dans Le Parisien et sur France Inter ce matin :

Son Bernard Accoyer.

Moralité : les deux grands partis qui dominent la vie politique française sont au bord de la crise de nerf. L’UMP qui veut s’ouvrir à la démocratie mais ne s’en donne pas les moyens. Et le PS, qui avec sa primaire exemplaire, avait habitué ses militants à plus de démocratie.

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