Le fait du jour : Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont livrés à une guerre des images sur fond de crise de l’Euro.

Une bataille médiatique du RER A au triple A. Entre le meeting du candidat du PS devant le SPD tôt le matin à Berlin, et la conférence de presse Sarkozy-Merkel l’après-midi à l’Elysée.

C’est donc François Hollande qui a ouvert la marque, dans la capitale allemande, en se faisant longuement applaudir par ses kameraden sociaux-démocrates. Son intervention a débuté par un moment de drôlerie, l’annonce faite à l’arrivée du leader socialiste Français, avec une petite erreur sur le prénom de sa compagne:

Extrait arrivée François Hollande.

Valérie Trierwieler, rebaptisée, Renée, confusion sans doute avec l’actrice américaine Renée Zellweger, ce qui a beaucoup amusé le couple Hollande. Le discours du candidat pour dire « non à un nouveau traité et à un partage de souveraineté » a donné lieu à 49 extraits sur son compte Twitter, record du genre.

Et pendant ce temps, à Paris, Nicolas Sarkozy s’est offert un tour en RER A.

Avant un discours sur le thème des transports à la Défense. « Un président doit aussi s'occuper de la vie quotidienne des gens », a estimé le chef de l’Etat, qui a déjeuné ensuite avec Angela Merkel. Au menu, règle d’or pour les 17 de la zone euro et sanctions pour les mauvais élèves de l’Union.

Nicolas Sarkozy, lors de la conférence de presse commune avec la chancelière, a doublement taclé son rival François Hollande sur la germanophobie supposée de ses alliés, et sur la règle d’or justement :

Son Nicolas Sarkozy.

L’accord Sarkozy-Merkel, le staff de François Hollande l’a découvert à sa descente d’avion peu après 17h à Roissy.

« Le problème n’est pas le contrôle des budgets, le problème c’est l’automaticité des sanctions, et qu’il n’y ait que ça dans le traité », a confié François Hollande.

Le couperet pour l’Elysée est tombé dans la soirée, après la bataille des images : la menace de Strandard and Poors sur le triple A.

Communiqué de l’Elysée à 22h41 : « la France et l'Allemagne feront tout pour assurer la stabilité de la zone euro».

La campagne présidentielle est un mouvement perpétuel.

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