Ce matin, les ultimes manœuvres à droite, à quatre jours des législatives… « Merci madame Aubry ». La scène se passe au siège de l’UMP, hier, à la mi-journée. Jean-François Copé rode les arguments qu’il va décliner le soir-même au 20h de TF1 : « il y a le plan A des socialistes », dit-il, « ces cadeaux faits aux Français alors qu’il n’y a pas un euro en caisse. Et le plan B, Martine Aubry a vendu la mèche, en annonçant un tour de vis et plus d’impôts ». Pour le secrétaire général de l’UMP, c’est du pain béni : la déclaration de la première secrétaire du PS s’ajoute à l’annonce de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, aux récépissés pour les contrôles de police, et à la dépénalisation du cannabis de Cécile Duflot. Mais le cœur n’y est pas. Jean-François Copé sait bien que les sondages annoncent tous une victoire pour la gauche. Le patron de l’UMP préfère évoquer sa relation très proche, selon lui, avec Nicolas Sarkozy. « Nous avons eu un entretien d’une grande densité personnelle avant le deuxième tour, on se parle beaucoup, il est génial avec moi ». Jean-François Copé veut se poser en héritier. Il y a un peu de nostalgie dans l’air.A présent, deux autres bons vieux « amis » qui se retrouvent… Jean-Luc Mélenchon reçu hier par François Hollande à l’Elysée, dans le cadre des consultations du chef de l’Etat avant le G20 et le sommet de Rio. Ambiance détendue, après les amabilités délivrées pendant la campagne par le candidat du Front de Gauche, qui ne savait pas trop s’il devait dire « tu » au président :Son Jean-Luc Mélenchon.(au micro de Marion Lagardère)Pour finir, un certificat médical très ordinaire… François Hollande a subi, à sa demande, un examen médical et biologique, il y en aura deux par an. Le communiqué du service médical de la présidence tient en trois lignes: l’examen clinique et para-clinique du chef de l’Etat s’est révélé… normal.

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