La droite parisienne a remis en route la machine à perdre.

Il y a du putsch dans l’air. Vingt conseillers UMP de Paris, sur les 53 que compte le groupe, se réunissent ce matin en « séminaire » à la mairie du VI ème arrondissement. A la tête des insurgés : Pierre Charon, Rachida Dati et Claude Goasguen, un sénateur, une députée européenne et un député. Tous soutiennent Jean-François Copé.

Leur constat est simple : le PS a déjà sa candidate dans la capitale pour 2014, Anne Hidalgo. Mais pas la droite, une fois de plus à la traîne. François Fillon ne s’est toujours pas déclaré. Pierre Charon et ses amis menacent de former un groupe dissident dans la capitale. Celui des Copéistes qui ferait face à celui des Fillonistes au Conseil de Paris. Que du bonheur.

Qui sera candidat pour l’UMP à Paris ?

Pour Jean-François Copé, le deal était simple : à lui, le parti, et à Fillon, Paris. Or, François Fillon vise la présidentielle, d’où sa candidature à la tête de l’UMP. L’ancien Premier ministre, qui sait qu’il n’y a que des coups à prendre dans la capitale, n’évoque plus pour l’instant le fait de s’y présenter. Du coup, nos insurgés qui se retrouvent ce matin, envisagent un autre poids lourd national, un certain Jean-Louis Borloo. Qui considère Paris comme une option et a multiplié les coups de fil cet été avec ses soutiens dans la capitale. D’autres pourraient se présenter, Rachida Dati, Chantal Jouanno, la liste va s’allonger.

Commentaire de Bernard Debré sur son blog : « nous sommes vraiment la droite la plus prétentieuse et la plus bête », se désole le député UMP de Paris.

Pour finir, François Hollande face à une presse hostile va préparer son intervention dimanche soir sur TF1…

Les titres ne sont pas tendres : « Sont-ils si nuls ? », pour Le Nouvel Obs . « Et si Sarkozy avait eu raison ?», pour L’Express . Ce qui a fait dire hier soir à un ministre proche du Président : « François doit de nouveau fixer le cap dimanche à la télévision, rappeler ses engagements que les Français ont oublié. Il doit également donner le rythme : ce n’est ni accélérer, ni ralentir. Mais qu’est-ce qui est urgent… Qu’est-ce que nous mettons en place dès maintenant, en tenant compte de la réalité ». François Hollande a de quoi faire ce week-end…

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