Le fait du jour : quand une agence de notation affole le débat politique national…

Standard and Poor’s qui devient aussi célèbre pour les Français que Marks and Spencer. La menace de dégradation de la note des 17 pays membres de la zone euro est venue gâcher l’accord Sarkozy-Merkel de lundi.

Avec le risque pour le président d’être tenu responsable d’une perte du triple A. Un argument qui provoque un coup de gueule de Bernard Debré, le député UMP de Paris, très remonté face à Carine Bécard.

SON Bernard Debré.

Nicolas Sarkozy a cherché à dédramatiser les choses devant ses troupes, au petit-déjeuner de la majorité, en renvoyant au futur traité dont il sera question en fin de semaine à Bruxelles.

L’un des leaders UMP présents a résumé la situation, à sa façon : « se faire dégrader avec l’Allemagne est moins dégradant que se faire dégrader tout seul. Au final, nous ne serons pas les seuls à recevoir une claque ».

Mais attention, prévient François Hollande : « ce nouveau traité européen sera ratifié bien après l’élection présidentielle et il n’y aura jamais de majorité pour l’adopter ».

Autre coup de gueule ce matin, celui de Marine Le Pen, interdite de débat à l’université Paris-Dauphine :

Après le triple A, voici le triple D. L'association étudiante Dauphine Discussion Débat avait invité hier la présidente du Front National. Qui a dû rebrousser chemin, empêchée par une manifestation d’étudiants, de l'UNEF, premier syndicat classé à gauche, ou encore de l'UEJF, union des étudiants juifs de France, plus d’une centaine, qui ont investi la salle. Il y a eu quelques échauffourées. Et la colère, plus tard, de Marine Le Pen, jointe par France Info. SON Marine Le Pen.

Enfin, un détournement poétique, hier soir, à la convention UMP sur l’ouverture au monde, qui se tenait à Paris… Au lieu d'écrire « la bataille de Mers El Kebir », la personne qui sous-titre les discours, pour les malentendants, a écrit la bataille de « Marcel Kebir ».

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