Par Stéphane Leneuf.

Le fait du jour, c’est Jean Pierre Chevènement qui repart pour un tour…

Jean-Pierre Chevènement, c’est un peu le chat noir du PS. Celui par qui, de nombreux socialistes estiment que le malheur est arrivé un certain 21 avril 2002. Ce jour-là, en totalisant 5,3% des voix, il empêche Lionel Jospin d’être au second tour. En novembre 200­6, il annonce sa candidature puis se retire en décembre, au profit de Ségolène Royal.

Peser sur la présidentielle, voilà ce qu’a toujours voulu faire ce patriote souverainiste de gauche, favorable à une Europe des nations très gaullienne. La question ce matin est posée : cette candidature est-elle vouée à aller jusqu’au bout ? Pas sûr.

Jean Pierre Chevènement a tout de suite ménagé François Hollande en déclarant qu’il n’était pas candidat contre lui. Il veut au contraire aider la gauche. Alors y aurait-il des négociations dans l’air ?

Ça chauffe entre socialistes et écologistes…

Dans les négociations pour trouver un accord électoral et de gouvernement, Jérôme Gleizes, négociateur écolo qualifie de désinvolte l’attitude du PS. Michel Sapin, négociateur socialiste, n’a parait-il pas encore rencontré les négociateurs écolos.

Eva Joly a posé un ultimatum : il faut un accord avant le 19 novembre. Au-delà, il n’y aura plus d’accord.

Et si l’UDF, tel le phénix renaissant de ses cendres, c’est en tout cas le souhait de Jean Arthuis président de l’Alliance centriste.

Ce week-end, il a appelé a bâtir une maison commune du centre autour de François Bayrou et avec les membres de l’Ares initié par Jean-Louis Borloo. Marre des querelles d’égo. Un appel du pied à ce qu’Hervé Morin ne se présente pas…

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Première réponse ce matin. Celle d'Yves Jégo dans Le Figaro : le départ de Jean-Louis Borloo signe la mort de réunir toutes velléités des centres, explique l'ancien ministre radical qui appelle à un engagement rapide en faveur de Nicolas Sarkozy.

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