Le fait du jour : un ami du président est entré en résistance dans la bataille des sénatoriales à Paris.

« Ma liste ne sera pas dissidente, mais complémentaire », ne cesse de répéter Pierre Charon, dans ce nouvel épisode de la série "La droite parisienne en folie". Cet ancien conseiller et toujours ami de Nicolas Sarkozy, a déposé sa propre liste sénatoriale, face à la liste UMP officielle de Chantal Jouanno, et a déclaré : « Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste, elle sera donc élue ». Colère de la ministre des sports, qui avait fait l’objet de rumeurs au printemps dernier. Pierre Charon et Chantal Jouanno se sont ignorés hier soir, assis face à face au conseil stratégique du club Generationfrance Paris. Jean-François Copé avait prévenu: ici c’est un lieu de débat de fond ! Cette bataille exaspère Nicolas Sarkozy, qui veut ménager François Fillon, futur candidat à Paris, soutenu par la fédération UMP dans la capitale. « Je condamne tous les dissidents, y compris ceux qui osent se réclamer de moi », a martelé le chef de l’Etat. Pas découragé, Pierre Charon, qui a démissionné de la présidence du domaine de Chambord et de son poste de conseiller au ministère de la ville, veut « aller chercher son siège de sénateur avec les dents. Je suis en slip, je me fous à poil pour gagner, y compris devant le président », annonce le nouveau rebelle. Qui risque une exclusion, peut-être dans les prochaines heures. Attention : le statut de martyre dans la Sarkozie est souvent une garantie de survie politique.

Les idées force à présent, avec une inquiétude à la direction du PS.

Les Français entendent parler de la primaire socialiste, mais ne savent toujours pas comment aller voter à un mois du scrutin. Harlem Désir simulera un vote ce matin, à Clamart, point de départ d’une campagne d’information grand public.

Quel sera le dispositif policier déployé demain dans l’Est de la France, pour l’inauguration présidentielle de la Ligne de train à grande vitesse Rhin-Rhône ? Secret défense, pas de commentaire de l’Elysée. Nicolas Sarkozy, un accroc de l’avion, ne prend jamais le train. Trop difficile pour assurer sa sécurité, avait déclaré Guillaume Pépy, le pédégé de la SNCF, ici-même, début juillet, à votre micro Patrick Cohen :

Enfin, nos confrères de BFM TV revendiquent une audience télé record dimanche matin, pour le retour de DSK. Et ce alors que les Français reprochent aux médias une trop grande couverture de cet évènement. Un paradoxe à méditer.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.