Par Carine Bécard.

La loi sur le mariage homosexuel : le texte a été adopté hier, en Conseil des ministres… Mais y a-t-il encore du monde pour s'y opposer ? Pour manifester ?

Oui et non. Oui, parce qu'un certain nombre d'associations ont déjà annoncé la couleur ! Une manifestation est programmée le 17 novembre prochain, à Paris et ailleurs... Maintenant... non ! Tout le monde ne sera pas là ! En tout cas, pas Jean-François Copé. Le candidat à la présidence de l'UMP avait pourtant fait savoir - haut et fort - la semaine dernière, mardi exactement, que s'il était élu à la tête du parti, il organiserait des "manifestations de rue". Contre qui ? Contre le pouvoir en place et notamment, contre le mariage homosexuel. Une semaine plus tard... l'enthousiasme n'est plus le même ! Jean-François Copé n'a pas - du tout - l'intention de participer à cette manifestation du 17 novembre... Pas plus que Marine Le Pen, d'ailleurs. Elle aussi, la semaine dernière - jeudi, cette fois - avait expliqué n'avoir aucun tabou... et n'excluait pas de défiler dans le même cortège que Jean-François Copé si le thème en valait la peine... Mais ce n'est visiblement plus le cas, avec le mariage homosexuel...

Finie l'envie de manifester ! A 10 jours du Congrès de l'UMP, Copé préfère compter !

Compter le nombre de militants, nécessaires pour l'emporter. Et l'actuel secrétaire général du mouvement s'avère de plus en plus confiant. Ses calculs sont assez simples - un peu trop peut-être -... Le parti rassemble 300 000 adhérents. Si la moitié se déplace pour voter - 53%, c'est la participation en 2004 quand Nicolas Sarkozy décroche la tête de l'UMP - donc 150 000 possibles votants. Pour s'imposer, il ne faut que de 50% des voix + une, autrement dit 75 000 votes favorables... Pas plus ! Or, l'équipe Copé estime - durant la campagne - avoir croisé quelques 55 000 militants. Il y serait donc presque. Dans le camp Fillon - plus modeste mais plus fébrile aussi, ces temps-ci - on jure qu'il n'existe aucun instrument de mesure.

Enfin - sans rancune ! - Nicolas Sarkozy a félicité Barack Obama...

Une "lettre d'amitié", précise-t-on dans l'entourage de l'ex-président français, écrite en grande partie - avant - son départ pour Singapour, où il est actuellement. Comme si - finalement - Nicolas Sarkozy avait été persuadé que Barack Obama réussirait, là où lui a échoué.

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