Lionel Jospin va lever un coin de voile ce matin sur les travaux de la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique…

L’ancien Premier ministre a été reçu pendant près d’une heure par le chef de l’Etat à l’Elysée hier en fin de matinée. Un face-à-face, un de plus, entre Lionel Jospin, l’homme qui voulut être président, et François Hollande, celui qui fut son fidèle gardien du temple socialiste sous la troisième cohabitation. Lionel Jospin n’a pas dit un mot à sa sortie, préférant se réserver pour le point d’étape qu’il fera tout à l’heure devant la presse, dans les locaux prêtés par Matignon, au 32, rue de Babylone… avec vue sur le jardin qui le sépare de son ancien bureau, occupé aujourd’hui par son lointain successeur Jean-Marc Ayrault.

« Quelque chose me dit que cette rencontre avec les médias, qui n’était pas prévue à l’agenda de la commission, est une commande de l’Elysée », avance une personnalité socialiste, qui ajoute : « cela devrait permettre de faire diversion avec le vote sur le traité européen, cet après-midi à l’Assemblée, sujet à polémique ».

Lionel Jospin pourra également répondre aux critiques ?

« Il travaille tout seul dans son coin, personne ne sait ce qu’il fait », des reproches récurrents, relayés par notre confrère Le Parisien hier matin, et qui ont dû piquer au vif l’ancien Premier ministre. Jean-Jacques Urvoas a pris sa défense entre deux séances à l’Assemblée hier soir. Le président de la commission des lois a estimé que Lionel Jospin avait raison de ne pas perdre son temps à consulter des responsables politiques de tous bords qui se sont déjà exprimés lors de la dernière campagne présidentielle, sur le non-cumul des mandats, les conflits d’intérêts ou le statut pénal du chef de l’Etat. Les conclusions de la Commission sur ces sujets sont attendues début novembre, en même temps que celles de Louis Gallois sur la compétitivité des entreprises. Deux rapports qui permettront à François Hollande de redonner un cap en ces débuts de quinquennat plutôt difficiles.

Un mot pour finir sur des centristes qui s’énervent contre Jean-François Copé.

« Franchement, Copé me tape sur le système quand il attise la peur de l’autre ». Ce tweet est signé Jean-Christophe Lagarde, porte-parole de l’Union des Démocrates indépendants de Jean-Louis Borloo. Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, n’a visiblement pas digéré « les pains au chocolat interdits lors du Ramadan », servis par le secrétaire général de l’UMP...

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